
| [B] Sameer Parekh, indian et tonic ! |  | | [A] Paella (?) Chimicos |  S'il s'est illustré avec le shooting de Nicole Kidman pour Schweppes, Sameer n'est pas le genre d'Indien qu'on délaisse pour un soda... Derrière les bulles et les paillettes se cache un travail plus profond et personnel qu'il m'offre de découvrir dans son atelier de Mumbai. Après un diplôme de commerce à Mumbai, cet Indien d'origine étudie la photographie au Brooks Institute de Santa Barbara puis s'installe à Los Angeles, où il assiste les photographes les plus en vue de Californie, de New York ou d'Europe. En parallèle, il développe son propre travail puis part pour Londres, où il se lance avec des shootings et des campagnes publicitaires pour plusieurs grands noms internationaux et travaille régulièrement pour Elle, Marie Claire, Telegraph, Zest, Cosmo... Quatre ans s'écoulent et il déménage à New York. En 2008, porté par l'impulsion de la croissance indienne, il crée son studio à Mumbai, proposant des services de production clef en main, du casting à la location, pour une clientèle internationale. Mélange de décontraction et d'énergie trépignante, il me distille de la philosophie toute indienne avec des mots simples dans un mitraillage d'informations pratiques. Happée dans ses cheminements de pensée tortueux et multiples, je l'observe déambuler et faire mille choses à la fois dans son loft « zen » en phase de finitions, en plein cœur du quartier historique de Mumbai. « Ces travaux n'en finissent plus, et le pire, c'est que je pense déjà à réemménager ailleurs ». Entretien avec cet hybride aussi indien que cosmopolite. | La photographie est-elle une vocation ?
Mon père a voyagé tout le long de sa carrière, et ces nombreux voyages m'ont ouvert l'esprit. C'est particulièrement en Afrique de l'est que ma passion s'est éveillée et que mon intérêt pour la photo a pris corps.
Quels sont vos photographes contemporains favoris ?
Nick Knight, Glen Luchford, Nadav Kander. |  | Vous avez travaillé sur plusieurs continents, vous êtes un citoyen du monde. Que reste-t-il de vos origines indiennes ?
Je pense que oui, le plus joli compliment qu'on puisse me faire est de me dire que je n'ai ni un accent anglais ni américain, en fait c'est plutôt mon empreinte indienne qui déteint sur mes amis, que ce soit à Los Angeles, New York City ou à Londres !
Quelles différences avez-vous pu sentir entre NY, LA ou Londres ?
Londres est une pépinière de talents, le flux créatif qui se dégage de cette ville est unique, introuvable ailleurs. C'est là que j'ai débuté ma carrière et ce n'est que lorsque j'ai déménagé à NY que j'ai réalisé le respect que les gens ont pour ceux qui y ont travaillé. Après cette expérience londonienne, pas une personne que j'ai contactée par la suite n' a refusé de me recevoir ! De nombreux rédacteurs pensaient que j'avais travaillé à Paris du fait de mes nombreuses photos de beauté !
LA c'est là où j'ai fait mes preuves en assistant les meilleurs photographes automobiles internationaux. J'y ai enrichi mon portfolio. J'aime beaucoup LA mais je réalise aujourd'hui que c'est bien trop décontracté pour moi. J'adore le rythme frénétique de NY, c'est l'endroit ultime commercialement.
En Inde, le marché éditorial est en train de se développer, c'est formidable. Le marché publicitaire en print accuse actuellement une chute, au profit des spots publicitaires. |  | Si c'était si bien à NY, pourquoi être retourné à Mumbai ?
L'Inde change beaucoup et rapidement actuellement, je ne voudrais pas rater ce moment. Ce n'est pas lié à mes projets professionnels mais à la qualité de vie et à l'impulsion du pays. C'est ma terre natale !
Mumbai ressemble beaucoup à NY de par son rythme et son énergie. Mais ce sont deux mondes différents, à Mumbai « ll y a un ordre dans ce désordre » (method to the Madness, Shakespear), à NY « c'est marche ou crève» (you snooze you lose) ! |  | Quels sont vos projets à venir ?
Je suis actuellement en transition pour deux mois à New York, je suis à la recherche du BON agent qui saura appuyer le développement de ma carrière. C'est un moment crucial, je m'apprête à prendre une nouvelle direction.
Je veux vivre en Inde mais continuer à voyager à l'ouest au gré de mes projets. Je devrais voyager de plus en plus au fil des années mais j'espère que mes clients vont vouloir avec le temps faire des shoots en Inde, puisque nous avons aujourd'hui la même qualité de ressources qu'à l'Ouest. |  | Et une fois cette interview terminée ?
Aller à l'aéroport pour prendre un vol de 16h en direction de NY... et cailler un maximum à l'arrivée ! | | | [A] Paella (?) Chimicos | | Texte Chloë LUISETTI |
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Fanny Lasserre01/02/2012
 | L'atelier de Li-ling Lin, rue de l'Hirondelle, à l'angle de la rue Gît-le-Cœur, porte déjà en son sein, au rez-de-chaussée d'un hôtel que François 1er a estampillé de sa salamandre en l'honneur de sa maîtresse Anne de Pisseleu, les prémices de l'œuvre cachée et intime d'une artiste peintre discrète. |
Marie Masuyer01/02/2012
 | Dans cet Est parisien où de nombreux artistes plasticiens ont trouvé la lumière et l'espace nécessaires à leur travail, nous rejoignons Xavier Wei (initialement Wei Chenhong), peintre taïwanais et français de coeur depuis 1991. Discret, incarnant au premier abord une réserve toute asiatique, Xavier parle une langue métissée mais qu'on dirait dédiée à son art : précis et perfectionniste. |
Fanny Lasserre et Thierry Vasseur14/10/2011
 | Le Cri de Edvard Munch arrache à Julie Perin un cri du cœur: « Je dis à maman à 12 ans : quand je serai grande, je serai artiste. » Une vocation précoce qui l'anime encore d'une force et d'une capacité de travail impressionnante, accompagnée d'un raisonnement profond et continuel sur le corps, sur cet instant qui perdure où la petite fille devient une femme, objet de fascination et d'interrogations qui viennent depuis nourrir son œuvre. |
Marie Masuyer12/06/2011
 | Les routes d'Elodie Lachaud sont envoûtantes et multiculturelles. Sur fond de balade solitaire, chacun s'y retrouve, entend son histoire, passe d'un monde à un autre sans jamais se perdre complètement. |
Fanny Lasserre12/06/2011
 | Sur les hauteurs de Clamart, Mïrka Lugosi nous attend. De loin, nous l'apercevons, grande, mince, délicieusement rétro. Excessivement simple et complexe, nous rencontrons une femme douce dont la réflexion pointue nous plonge dans un univers sensible et sensuel. |
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