
| [A] Colbert Nourrice, peintre |
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| [B] Benjamin Capdevielle |
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Je suis seychellois.
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 J'ai voulu faire des études d'art. Je savais que c'était mon point fort. Je ne pensais pas alors à être artiste, je me disais que je pourrais peut-être devenir enseignant... Ici la sensibilisation à l'art n'est pas courante. Au début des années 80, j'ai dû faire mon service militaire pendant deux ans comme tous les Seychellois. Un an après mon retour, j'ai décidé de faire l'école des Beaux-Arts, à Ance Royale, pendant trois ans. Le premier enseignement que j'ai reçu était très classique et académique. On étudiait Michel-Ange, Rembrandt, Van Gogh... mais cela m'a passionné. Toutefois, je continuais à penser que l'enseignement était pour moi la seule issue et c'est le chemin que je pris.
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Lorsque je me suis essayé à des travaux personnels, mes premières inspirations venaient des contes et légendes des Seychelles. J'y ai trouvé des personnages, une histoire, une morale... tout un univers. J'ai expérimenté aussi des scènes traditionnelles de danses ou autres scènes toujours typiques et décrivant des actions.
Plus tard l'envie m'est venue de parler de discrimination, de la différence.
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Petite anecdote : parce que j'avais les cheveux longs et la barbe, on me renvoya d'une école où j'enseignais en me donnant un congé de quelques jours pour « réfléchir et surtout passer chez le coiffeur ». C'est ainsi qu'après deux avertissements j'ai quitté l'enseignement public. Finalement j'ai accordé de plus en plus d'importance à mes créations tout en continuant à enseigner. J'ai montré mon travail et j'ai été remarqué.
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En 1989, j'ai obtenu un diplôme international et j'ai passé deux ans en Angleterre. En 1991, je faisais mes premières apparitions dans des expositions d'artistes peintres seychellois. En 1997, j'ai été lauréat lors d'une biennale d'art seychelloise qui m'envoya en France. En 2001, une Autrichienne enthousiasmée par mon travail m'invita à l'accompagner pour que je sois exposé dans des galeries en Autriche, ce qui se produisit. Bref d'année en année, pas mal de choses se passèrent et je décidai en 2006 de monter une association d'artistes seychellois « les Pro-Art », www.pro-art-seychelles.com, dont je suis aujourd'hui le président. C'est parti de l'envie de fédérer une énergie commune, des actions, des évènements et de faire connaître davantage les artistes seychellois. Aujourd'hui mon travail a bien sûr évolué. Il est de plus en plus monochrome et abstrait. Je reste concentré sur les gens et leurs gestes, mais parfois ils disparaissent et cessent d'être tout à fait reconnaissables. Les choses mûrissent...
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| [B] Benjamin Capdevielle |
| Reportage DIVA (Gisèle DIDI & Thierry VASSEUR) |
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Fanny Lasserre24/03/2012
 | L'oxymore, qui crée une nouvelle réalité poétique, n'est pas une invention moderne. Corneille en a fait ce merveilleux vers dans Le Cid : « Cette obscure clarté qui tombe des étoiles ». Aujourd'hui encore, son rythme syllabique comme l'imaginaire qu'il provoque, nous force à en faire référence. |
Fanny Lasserre01/02/2012
 | L'atelier de Li-ling Lin, rue de l'Hirondelle, à l'angle de la rue Gît-le-Cœur, porte déjà en son sein, au rez-de-chaussée d'un hôtel que François 1er a estampillé de sa salamandre en l'honneur de sa maîtresse Anne de Pisseleu, les prémices de l'œuvre cachée et intime d'une artiste peintre discrète. |
Marie Masuyer01/02/2012
 | Dans cet Est parisien où de nombreux artistes plasticiens ont trouvé la lumière et l'espace nécessaires à leur travail, nous rejoignons Xavier Wei (initialement Wei Chenhong), peintre taïwanais et français de coeur depuis 1991. Discret, incarnant au premier abord une réserve toute asiatique, Xavier parle une langue métissée mais qu'on dirait dédiée à son art : précis et perfectionniste. |
Fanny Lasserre et Thierry Vasseur14/10/2011
 | Le Cri de Edvard Munch arrache à Julie Perin un cri du cœur: « Je dis à maman à 12 ans : quand je serai grande, je serai artiste. » Une vocation précoce qui l'anime encore d'une force et d'une capacité de travail impressionnante, accompagnée d'un raisonnement profond et continuel sur le corps, sur cet instant qui perdure où la petite fille devient une femme, objet de fascination et d'interrogations qui viennent depuis nourrir son œuvre. |
Marie Masuyer12/06/2011
 | Les routes d'Elodie Lachaud sont envoûtantes et multiculturelles. Sur fond de balade solitaire, chacun s'y retrouve, entend son histoire, passe d'un monde à un autre sans jamais se perdre complètement. |
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