
| Chen Man, un esthétisme surréaliste |
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Un des talents les plus prometteurs de sa génération !
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 Star de la photo de mode en Chine, elle expose dans les meilleurs musées et galeries de son pays et participe à l'exposition « China Design » au Victoria & Albert Museum de Londres en 2008. Plébiscitée par les grands magazines comme Harper's Bazaar, Elle, Esquire, Cosmopolitan, les marques les plus en vogue pour leur campagne publicitaire, personne ne peut se passer d'elle. Chen Man n'a que 30 ans. Art Paris, Art Beijing, des expositions à Londres, Hongkong et New York pour la seule année 2009, Chen Man continue son tour du monde en 2010 avec une exposition à la galerie Loft à Paris, la sortie d'un monographie et une photo déjà emblématique exposée à l'occasion de l'exposition universelle de Shanghai. N'en jetez plus, a-t-on envie de dire, mais un tel phénomène attise la curiosité.
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 Née à Beijing au sein d'une famille qui baignait dans l'art, elle semble représenter toute la folie exponentielle de la Chine, une créativité avant-gardiste alliée à une technologie toujours plus pointue. L'ouverture culturelle de son pays donne à Chen Man les outils pour créer une image d'un esthétisme foudroyant, surréaliste et glacé. Fascinée par la beauté des femmes depuis son plus jeune âge, elle se souvient de sa première rencontre avec une image de mode des années 80. Elle est subjuguée par les mannequins chinoises de cette époque et depuis n'a de cesse de transmettre dans ses photos « l'expression de (ses) sensations et de (son) expérience ». Dans une interview qu'elle donne au Shenzhen Daily, elle dit être « obsédée par le corps des femmes » et avoir « un désir visuel de la beauté ». Alors que son père dessinait les affiches officielles pendant la révolution culturelle pour des slogans et des calendriers, Chen commence à dessiner à l'âge de deux ans. Plus tard, elle étudie dans un lycée artistique le graphisme, le théâtre, avant d'être admise dans le département photographie puis diplômée dans cet art qui la passionne. On regarde alors différemment ses images qui sont à la croisée de toutes ses compétences, enrichies par un imaginaire à la frontière du réel.
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Chen Man va loin, au-delà de l'humain qu'elle photographie. Le modèle devient une poupée électronique que les logiciels transforment au gré des manipulations de leur créatrice, technologie qu'elle dénonce en incrustant dans la tête de ces femmes du matériel informatique. Chen Man a l'intelligence de poser la question de l'usage de cette technologie aliénante et polluante qu'elle-même utilise à outrance. Les couleurs sont étonnantes, les maquillages sophistiqués à l'extrême, la peau lissée. Le rendu est si lumineux qu'il semble traversé par une lumière interne qui hypnotise. Chen explose les codes de la femme chinoise tout en demeurant dans l'élégance finement débridée d'un fantasme acidulé. Elle crée un être hybride qui réunit tous les attributs d'une féminité idéale à l'instar de la silhouette parfaite et délicate de Maggie Cheung filmée par Wong Kar Waï. C'est ainsi qu'elle se fait remarquer lorsqu'elle commence à shooter pour les couvertures du magazine « Vision » en 2003.
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Dans un pays encore plein de ses contradictions, entre tradition et Occident, elle détonne. Un paradoxe que Chen Man illustre de façon très significative avec ses photos les plus récentes : elle quitte son studio et photographie une femme, dont le raffinement féminin surjoué crée une forte dichotomie avec les bâtiments officiels où le portrait de Mao trône, petite vignette dans le lointain vers laquelle se dirige une foule de gens. Un exemple parmi une série de photos représentatives d'une époque révolue (?) – Chen Man inscrit ces mises en scènes dans les années 60/70 – où chaque femme toujours en rouge en opposition à un fond gris et saturé de pollution, devient un symbole troublant, avec dans une main un marteau et dans l'autre une paire de gants blancs. Chen réinvente une femme singulière et forte, éprise de liberté, qui ne cache pas pour autant un certain patriotisme.
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Commence ce mois-ci l'Exposition Universelle de Shanghai, dont le thème : « une meilleure ville, une meilleure vie », dessine un horizon dont Chen Man nous présente la nouvelle Ève.
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 Voir ses œuvres : Galerie Loft3 bis, rue des Beaux-Arts 75006 Paris www.galerieloft.comwww.chenmaner.comExposition Universelle de Shanghai jusqu'au 31 octobre 2010 : « 100 years photograph China »Sortie prochaine en Europe de sa première monographie : Chen Man Works, 2003-2010Edition : 3030 Press
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| Texte Fanny LASSERRE |
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Fanny Lasserre01/02/2012
 | L'atelier de Li-ling Lin, rue de l'Hirondelle, à l'angle de la rue Gît-le-Cœur, porte déjà en son sein, au rez-de-chaussée d'un hôtel que François 1er a estampillé de sa salamandre en l'honneur de sa maîtresse Anne de Pisseleu, les prémices de l'œuvre cachée et intime d'une artiste peintre discrète. |
Marie Masuyer01/02/2012
 | Dans cet Est parisien où de nombreux artistes plasticiens ont trouvé la lumière et l'espace nécessaires à leur travail, nous rejoignons Xavier Wei (initialement Wei Chenhong), peintre taïwanais et français de coeur depuis 1991. Discret, incarnant au premier abord une réserve toute asiatique, Xavier parle une langue métissée mais qu'on dirait dédiée à son art : précis et perfectionniste. |
Fanny Lasserre et Thierry Vasseur14/10/2011
 | Le Cri de Edvard Munch arrache à Julie Perin un cri du cœur: « Je dis à maman à 12 ans : quand je serai grande, je serai artiste. » Une vocation précoce qui l'anime encore d'une force et d'une capacité de travail impressionnante, accompagnée d'un raisonnement profond et continuel sur le corps, sur cet instant qui perdure où la petite fille devient une femme, objet de fascination et d'interrogations qui viennent depuis nourrir son œuvre. |
Marie Masuyer12/06/2011
 | Les routes d'Elodie Lachaud sont envoûtantes et multiculturelles. Sur fond de balade solitaire, chacun s'y retrouve, entend son histoire, passe d'un monde à un autre sans jamais se perdre complètement. |
Fanny Lasserre12/06/2011
 | Sur les hauteurs de Clamart, Mïrka Lugosi nous attend. De loin, nous l'apercevons, grande, mince, délicieusement rétro. Excessivement simple et complexe, nous rencontrons une femme douce dont la réflexion pointue nous plonge dans un univers sensible et sensuel. |
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