
| Carte blanche à Yazid Manou |
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PRINTEMPS DE BOURGES 16, 17 avril (Bourges)Il y a ceux qui passent six jours à Bourges et d'autres qui n'y font qu'un saut. En l'occurrence le vendredi et samedi pour Sub Yu. Tant pis pour la grosse artillerie des premiers jours (Charlotte Gainsbourg, Izia, Emilie Simon, Archive, Iggy & The Stooges, BB Brunes, Olivia Ruiz...). Le programme de ces deux jours était intéressant bien que moins vendeur. Ce qui n'a pas empêché la foule de se presser dans les allées. Le temps de récupérer le pass sésame, le début de la soirée s'est déroulé dans le chapiteau de sept mille places où le rendu sonore n'a pas avantagé les Texans de Black Joe Lewis, du moins au début puisque ce sont eux qui ouvraient les festivités, filmés par les caméras d'Arte. Le duo Rodrigo y Gabriela serait nettement plus audible dans une vraie salle mais leur notoriété rend la chose difficile aujourd'hui. Un rapide saut au Palais d'Auron pour l'attraction du jour, Les Françoises (Ruiz, Cherhal, Loizeau and Co), histoire d'être dans le coup et le rock reprenait sa place dans les salles 22 Ouest et Est avec la pop rafraîchissante des Wave Machines, les Américains de Royal Bangs avec en vedettes de clôture, les adorables Plastiscines bien plus pêchues qu'à leur début. Le lendemain, passage éclair à l'Auditorium pour deux allumés judicieusement programmés au même lieu : Daniel Johnston (belle musique avec orchestre mais voix difficilement supportable) et The Brian Jonestown Massacre, excellent. Même si l'événement électro permettant de naviguer toute la nuit entre le chapiteau bruyant du Phénix et le Palais d'Auron était moins à mon goût, le week-end aidé par une température agréable fut réussi.
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LOU REED'S METAL MACHINE TRIO 21 avril - La Cigale (Paris)Pourtant, c'était bien inscrit sur le billet : « Metal Machine ». Cette précision était une mise en garde sévère ! Encore fallait-il être au courant du nom de l'album maudit publié par le leader du Velvet Underground en 1975. D'ailleurs le fait que Lou Reed soit programmé à la Cigale pouvait mettre la puce à l'oreille (neuf cents fauteuils). Le jour même, il restait encore des places à vendre... Il en restait même de plus en plus quand les premières notes (?) ont retenti. Car devant le déluge de son, beaucoup de spectateurs ignorants se sont sentis piégés et n'ont eu d'autre solution que la fuite. Près d'une cinquantaine dans la soirée d'après le service de sécurité. On a même vu deux spectateurs se lever au bout de cinq minutes, déchirer leur billet et quitter la salle furieux. Lou Reed et ses deux compères, Ulrich Krieger et Sarth Calhoun sont restés imperturbables et concentrés dans leur vacarme infernal. Du bruit pour certains, de l'art pour d'autres. On imagine sans mal l'homme qui aurait voulu faire plaisir à sa nouvelle petite amie en lui réservant la soirée pour aller écouter « Walk On The Wild Side »... Aïe !
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« THE STORY OF » 10 photographes racontent les Rolling Stones 1964-2006 14 avril - Boutique Renoma (Paris)Les Stones reviennent en force. Leurs fans ont jusqu'au 17 juillet pour se rendre à la boutique de Monsieur Maurice Renoma, au 129bis rue de la Pompe, pour admirer la magnifique expo-photos que le grand styliste-photographe a consacrée au groupe. L'an passé nous avions pu admirer dans ce même lieu les clichés de Serge Gainsbourg par Tony Frank. Aujourd'hui ce sont dix artistes, incluant le propriétaire, qui ont été choisis pour raconter les Stones entre 1964 et 2006 : Gaëlle Ghesquière, Michael Joseph, Jean-Pierre Leloir, Gered Mankowitz, Claude Gassian, Tony Frank, Dominique Tarlé, Pierre Terrasson et Michael Cooper. Environ quatre-vingts œuvres allant du noir et blanc à la couleur en passant du bon vieux argentique au numérique. Les formidables photos sont disséminées dans le magasin à étage parmi les costumes, chemises et pantalons chic. Attention, les tirages sont chers mais valent le déplacement. Après la discrète sortie du superbe coffret pour la réédition de « Get Yer Ya-Ya's Out » en 2009 et l'arrivée le 17 mai de celle de l'album « Exile on Main Street », les Stones sont partout. Déjà annoncée dans notre numéro d'avril, une expo rétrospective sur Mick Jagger aux Rencontres d'Arles. Mai verra aussi la re-sortie en salle du film « Performance » de Donald Cammell et Nicolas Roeg. On ne serait pas étonnés d'apprendre d'ici peu le lancement d'une énième tournée pour 2011. La dernière ?!!
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DR. FEELGOOD - OIL CITY CONFIDENTIAL Un film de Julien Temple. 4 mai La Cigale (Paris)Soirée inhabituelle à la Cigale avec dès 19h la projection d'un long documentaire de Julien Temple sur le fameux groupe anglais de pub rock, Dr. Feelgood, suivi immédiatement du concert du guitariste Wilko Johnson. Ceux qui ont pu arriver à l'heure ont profité des sièges au balcon et à l'arrière de la salle, les autres ont posé leurs fesses dans la fosse ou sont restés debout. Le film est truffé d'images d'archives, d'extraits de films, de dessins animés, d'effets visuels et sonores pour raconter l'enfance des membres du groupe dans un coin quelque peu délaissé d'Angleterre : Canvey Island au sud-est. Malgré la grande qualité des images et de la réalisation, il faut bien avouer qu'il ne se passe pas grand-chose dans la vie des protagonistes, donc il faut combler par des anecdotes individuelles pas forcément transcendantes. Heureusement beaucoup d'intervenants ont été sollicités. Très vite Julien Temple axe son projet sur les deux leaders : le chanteur Lee Brilleaux (décédé en 1994) et son guitariste l'excité Wilko Johnson omniprésent à l'écran. On aurait cependant aimé voir beaucoup plus de musique live. On se rappelle en effet l'énergie incroyable déployée par Lee Brilleaux et ses camarades lors de leurs passages mémorables au New Morning. C'est malgré tout un bel et fort hommage au groupe proposé par celui qui avait déjà ébloui tout le monde avec l'histoire de Joe Strummer (« The Future Is Unwritten »). Le concert de Wilko Johnson en trio qui s'est déroulé juste après la projection restera très anecdotique et bien en dessous de ce qui précédait. On recommandera donc ce DVD pour public averti ainsi que la B.O. du film mêlant titre live et studio. Sur le même principe qu'à la Cigale (film + concert), une tournée sera organisée en France à l'automne.
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JEAN-MARC MORMECK 6 mai La Halle Georges Carpentier (Paris) Je n'avais pas assisté au premier combat victorieux de notre champion Jean-Marc Mormeck chez les lourds face à Vinnie Maddalone le 17 décembre 2009 à la Halle Carpentier mais j'ai pu me rattraper pour sa deuxième confrontation lorsqu'il a décidé d'affronter le quinzième mondial, l'Américain Fes Oquando. Mormeck va-t-il à lui seul relancer l'intérêt de la boxe en France ? L'ancien détenteur des ceintures WBA & WBC (anciennement six fois champion du monde, catégorie lourd-léger) a rempli sans mal les cinq mille places de la salle. Dans l'habituel carré VIP on pouvait voir Jean-Paul Belmondo entouré de son complice Charles Gérard et Claude Lelouch. Juste derrière Lilian Thuram. De l'autre côté, le boxeur Brahim Asloum, le judoka Teddy Riner et même le comique Ramzi. Vers 22h30, toujours avec son regard de tueur imperturbable, J2M fait son entrée dans l'arène. La salle est naturellement toute acquise à sa cause. Le temps presse, Jean-Marc qui aura 38 ans le 3 juin prochain, joue contre la montre. Une défaite serait synonyme de fin pour celui qui cherche à reconquérir une ceinture, celle de David Haye qui l'avait magnifiquement terrassé en 2007. Même si ce dernier semble intouchable pour le moment. Le beau combat aura été à son terme avec un Jean-Marc Mormeck largement plus combatif. Jusqu'à la fin, il aura été difficile de départager qui que ce soit mais on sentait tout de même un infime avantage au Français au vu des coups portés bien qu'aucun ne fût réellement décisif de part et d'autre. La décision unanime des trois juges vint conforter mon sentiment mais il s'en est vraiment fallu de très peu. Ne reste maintenant qu'à attendre la suite et le nom du prochain adversaire en espérant que ce combat se déroule toujours en France et qu'il soit bien plus médiatisé.
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