
| [A] Yann Paolozzi, Globe Painting |  | | [B] Anne Van der Linden, Le jardin des infortunes humaines | Rencontrer un artiste marque toujours un peu notre quotidien et la façon dont nous appréhendons le monde. Par identification, par goût ou par dégoût, par émotion, nous contemplons puis digérons son univers. Le mécanisme est évolutif et parfois capricieux, mais invariablement fécond. |  | Plonger dans le monde de Yann Paolozzi, c'est réveiller notre optimisme, apprendre à reconnaître le tout dans le rien. Aucune adaptation n'est utile pour se laisser emporter dans les voyages de ce globe-trotter du moment présent, plus avide de sens que d'idées, dont il déborde littéralement. C'est d'abord son authenticité qui frappe, et la façon dont il décrit son processus de création... universel ! |  | Formé aux Beaux-Arts de Paris, le jeune homme aime l'espace et les grands formats, il transforme donc la cour vitrée de la prestigieuse école en atelier provisoire où il pourra s'exprimer librement. La liberté, c'est avant tout ce qui plaît dans le travail de Yann. Dans ses mises en scène, tout évoque sa volonté de penser, d'être et de créer, en laissant le soin au destin de lui apporter sa matière première sur un plateau d'argent. Yann provoque aussi la chance. Quand il se promène, qu'il voyage (ce qu'il fait souvent) son œil affûté repère instinctivement tous les éléments qui pourront servir à ses collages, estampages, sérigraphies, calques, dessins. |  | Tickets de métro, polaroïds, photos d'identité désuètes et mystérieuses, billets d'avion, paquets de cigarettes écrasés ingénieusement par le sort, dessins d'enfant emportés jusqu'à lui par un vent complice... disciple des nourritures terrestres, son art est multiple. |  | On pourrait le croire débordé par le flot constant d'images et d'interprétations qui lui traversent l'esprit, il est au contraire méticuleux et sa démarche devient presque obsessionnelle quand on sait qu'il archive chaque objet récupéré au gré des jours dans de petits sacs en plastique, les collectionne et les réserve pour de futurs tableaux, comme un peintre le ferait de pigments précieux. Quand on lui demande le pourquoi du comment, il se rappelle vaguement avoir été influencé par son passage dans des entrepôts de conditionnement de pièces détachées d'hélicoptères. Le graphisme des pièces métalliques, les étiquettes d'expédition, les tampons colorés et les destinations improbables. Il nous parle de Basquiat, Warhol et Rauschenberg. On y avait pensé... mais simplement comme des regards bienveillants sur son univers, déjà très identifié. |  | Ses couleurs sont gaies, accentuées et rappellent le Pop Art. Sa manière d'associer les éléments, de les concentrer est d'une intense poésie. Les personnages, souvent en filigrane, laissent filtrer l'humilité touchante de l'artiste. Dans ses étranges chorégraphies, une fraîcheur et une modernité enthousiasmantes, marquantes, euphorisantes ! |  Les œuvres de Yann Paolozzi sont visibles sur rendez-vous, dans son atelier au 111 rue Molière à Ivry-sur-Seine en région parisienne. ypaolozzi@yahoo.fr | | [B] Anne Van der Linden, Le jardin des infortunes humaines | Texte Marie MASUYER Portraits Gisèle DIDI |
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Fanny Lasserre24/03/2012
 | L'oxymore, qui crée une nouvelle réalité poétique, n'est pas une invention moderne. Corneille en a fait ce merveilleux vers dans Le Cid : « Cette obscure clarté qui tombe des étoiles ». Aujourd'hui encore, son rythme syllabique comme l'imaginaire qu'il provoque, nous force à en faire référence. |
Fanny Lasserre01/02/2012
 | L'atelier de Li-ling Lin, rue de l'Hirondelle, à l'angle de la rue Gît-le-Cœur, porte déjà en son sein, au rez-de-chaussée d'un hôtel que François 1er a estampillé de sa salamandre en l'honneur de sa maîtresse Anne de Pisseleu, les prémices de l'œuvre cachée et intime d'une artiste peintre discrète. |
Marie Masuyer01/02/2012
 | Dans cet Est parisien où de nombreux artistes plasticiens ont trouvé la lumière et l'espace nécessaires à leur travail, nous rejoignons Xavier Wei (initialement Wei Chenhong), peintre taïwanais et français de coeur depuis 1991. Discret, incarnant au premier abord une réserve toute asiatique, Xavier parle une langue métissée mais qu'on dirait dédiée à son art : précis et perfectionniste. |
Fanny Lasserre et Thierry Vasseur14/10/2011
 | Le Cri de Edvard Munch arrache à Julie Perin un cri du cœur: « Je dis à maman à 12 ans : quand je serai grande, je serai artiste. » Une vocation précoce qui l'anime encore d'une force et d'une capacité de travail impressionnante, accompagnée d'un raisonnement profond et continuel sur le corps, sur cet instant qui perdure où la petite fille devient une femme, objet de fascination et d'interrogations qui viennent depuis nourrir son œuvre. |
Marie Masuyer12/06/2011
 | Les routes d'Elodie Lachaud sont envoûtantes et multiculturelles. Sur fond de balade solitaire, chacun s'y retrouve, entend son histoire, passe d'un monde à un autre sans jamais se perdre complètement. |
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