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Par Sub Yu le 21/03/2011 | Réagir | Envoyer | Imprimer
Carte blanche à Yazid Manou 
© Yazid ManouELVIS MY HAPPINESS
8 janvier - Le Petit Journal Montparnasse (Paris)

Elvis My Happiness

9 rue Notre Dame des Victoires
75002 Paris

www.elvismyhappiness.com

La seule boutique en France entièrement dédiée à Elvis !
Tous les fans d'Elvis Presley savent que le 8 janvier est la date de sa naissance (1935). Chaque année autour de ce jour symbolique, le fan-club Elvis My Happiness, dirigé par Jean-Marie Pouzenc (Monsieur Elvis en France) rassemble les amoureux du King pour une grande soirée au Petit Journal Montparnasse. La salle est pleine à craquer. La soirée débute par un bon repas, tout le monde est sur son trente et un. Jean-Marie, maître de cérémonie, prend le micro à 21h et détaille le programme des festivités : trois prestations françaises vont se succéder, toutes reprenant bien sûr les titres du Roi : Thierry Handrickx (!), Ricky Norton et Gunshot. Ici, il ne s'agit pas de sosie mais d'artistes talentueux, fidèles à l'esprit de leur idôle. Belles voix, gestuelle étudiée, tout y est. Le public ne s'y trompe pas et n'est pas du genre à se faire berner. C'est du tout bon. D'autant plus que le super guitariste Alex Mazzoleni accompagne Ricky Norton. Le discret gratteux de Gunshot (Patrick Andersch Goodfellow) n'est pas mal non plus ! Dans la salle on voit rapidement plusieurs couples ne laisser passer aucun slow et les morceaux plus rapides provoquent le même enthousiasme. Tout le monde est debout. L'heure tourne mais l'ambiance ne retombe pas, bien au contraire. Lorsque Jean-Marie Pouzenc (qui lui aussi a mouillé sa chemise et montré ses capacités vocales) sonne la fin officielle de la soirée vers une heure, les musiciens entament alors un dernier round effréné qui ne prendra fin qu'à deux heures du matin. Quand on sait, dixit le boss, que le King n'a pas moins de huit cents chansons à son répertoire, nous aurions pu sans problème y passer le week-end ! A noter que la chaîne Toute l'histoire proposera dans le cadre d'une nouvelle série sur les icônes du rock, une émission sur Elvis le 14 avril dans laquelle interviendra bien sûr l'incontournable JMP !
JEF AEROSOL

Musée des Avelines - Saint-Cloud.
Exposition du 27 janvier au 30 avril 2011

www.saintcloud.fr/musee/

Il est possible que vous ayez eu l'occasion d'apercevoir ses créations dans la rue ou ailleurs sans savoir de qui il s'agissait. L'artiste nantais Jef Aérosol, passionné de rock et adepte du street-art, est connu pour ses pochoirs qu'il dissémine un peu partout sur la planète depuis près de trente ans. La ville de Saint-Cloud a décidé de lui rendre hommage en exposant quelques-uns de ses travaux dans son beau musée des Avelines. Pour débuter l'exposition, une Tour de Babel dans la rotonde, faite de boîtes en carton décorées de portraits mélangeant visages anonymes et stars de rock. La poursuite de l'expo se fait à l'étage où deux pièces sont attribuées à l'artiste. La première est recouverte de carton du sol au mur. Dans la seconde, une plus grande salle : un écran plat diffuse une vidéo de Jef Aérosol en pleine action, préparant son exposition. La musique qu'on y entend est la sienne (voix, guitare acoustique). Les pochoirs sur carton recyclé montrent Mick Jagger, John Cale, Bob Dylan, Bruce Springsteen, Serge Gainsbourg, Elvis Presley mais également Claude Berri, Bruce Lee, Jack Kerouac ou les Ramones. Seul regret, cette expo est bien trop courte ! Dans les couloirs, on peut voir des photos des réalisations extérieures dans les rue de Sicile, Dublin, Venise ou même sur la grande muraille de Chine. Profitez de votre passage pour admirer les autres installations du musée comme celle dédiée à quatre grands peintres clodoaldiens du 19ème siècle (j'ai appris un mot, ainsi appelle-t-on les habitants de Saint-Cloud) ou plongez-vous dans l'histoire du château de la ville incendié par les Prussiens en 1870. Merci Jef !
LOUIS BERTIGNAC

Grizzly (ça c'est vraiment moi)
Polydor/Universal Music

www.bertignac.com

Voici un pur disque de rock qui, si la logique était de rigueur, devrait remettre les pendules à l'heure. J'en connais qui passeront totalement à côté parce que le nom de l'artiste les en dissuadera. Belle erreur. J'ai été estomaqué à la première écoute, j'en ai même aussitôt demandé une deuxième ! C'est Louis qui m'avait invité dans son antre pour découvrir ses nouveaux titres. Louis était un des guitaristes présents à l'Olympia pour rendre hommage à Jimi en septembre 1990. C'est la première fois qu'il me faisait une écoute de son nouveau disque en avant-première et il a bien fait le bougre ! Si j'avais trouvé ce disque quelconque, je ne m'attarderais certainement pas ici. Mais là c'est différent et je souhaite profiter de cette tribune pour dire tout haut le bien que je pense de son album. Pour les textes, c'est l'ancien parolier d'Alain Bashung (entre autres), Boris Bergman, qui a posé ses drôles de mots. A la réalisation, un véritable touche-à-tout : Martin Meissonnier. Début 1990, ce dernier était aux commandes de l'émission « Mégamix ». Il a collaboré aussi bien avec Don Cherry, Robert Plant, Fela, Manu Dibango qu'avec Alan Stivell ou Khaled sans parler de ses innombrables documentaires, musiques de films. Une fine équipe pour une galette qui met les guitares sérieusement très en avant. Les amateurs seront servis. Il n'y a qu'à poser les oreilles sur « 22 m2 » qui ouvre les festivités ou « Le grand ordinateur » pour apprécier les riffs de sieur Bertignac. Les accords hypnotiques de « Tziganes et Grizzly » et « Frayer avec elle » vous enlacent littéralement. Nous avons pu avoir un bel aperçu de l'efficacité des morceaux lors d'un concert à Paris au Bus Palladium le 2 février. L'Olympia le 8 juin va être torride, tout comme les dates de la tournée française.
MR. NICE

Un film de Bernard Rose avec Rhys Ifans, Chloë Sevigny et David Thewlis
Sortie le 13 avril

Mr Nice une autobiographie par Howard Marks (Mama éditions)

Le 11 mai prochain on célèbrera le trentième anniversaire de la disparition de Bob Marley. Assurément le plus grand attaché de presse pour le cannabis ! Mais il n'est pas vraiment question de reggae dans le biopic d'Howard Marks, c'est plutôt des titres de Deep Purple qu'on y entend. Le printemps devrait donc avoir un fort goût d'herbe car le film raconte l'incroyable parcours d'Howard Marks, ce Gallois, diplômé d'Oxford (physique nucléaire et master en philo) devenu dans les années quatre-vingt le plus grand trafiquant de marijuana avant de se faire coincer sur l'île de Majorque. Condamné à vingt-cinq ans de détention par un tribunal américain, il fut libéré sur parole en 1995 après sept ans passés dans un pénitencier réputé pour être le plus dur des Etats-Unis. Mr. Nice fut l'une de ses identités (il en aurait utilisé quarante-trois, sans parler de ses quatre-vingt-neuf lignes de téléphone !). Rapidement un livre autobiographique publié en 1996, forcément best-seller, narra ses « exploits ». Aujourd'hui, Howard Marks est une vedette internationale, ardent militant de la légalisation du cannabis, admiré pour ses one-man shows en Angleterre. Il reste interdit de séjour sur le sol américain. Je profite de l'occasion pour faire un grand clin d'œil au magazine français l'Eléphant rose auquel j'ai collaboré en 1995 (quatre numéros avant une disparition soudaine et forcée...). Gérard Jubert le courageux et entêté rédac chef n'est plus mais j'imagine sans mal son petit sourire en coin à propos de Mr Nice ! Le film est une remarquable plongée dans l'Angleterre des années soixante-dix. Le réalisateur a de plus donné à l'image une texture particulière renvoyant au passé. A l'image de son héros vivant, l'humour est très présent. Notamment toutes les séquences où Mr Nice complote avec un des chefs de l'IRA (le super David Thewlis). A l'occasion de la sortie du film, sa biographie est rééditée en version collector où l'auteur raconte la suite de sa carrière à sa sortie de prison. Il n'y a aucune apologie de la fumette dans ce film, juste une édifiante description d'un personnage vraiment allumé. Passionnant et recommandé.


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