
| [A] Elodie Lachaud, d'un monde à l'autre |  | | [B] Mïrka Lugosi, Le dessin à fleur de peau | Les routes d'Elodie Lachaud sont envoûtantes et multiculturelles. Sur fond de balade solitaire, chacun s'y retrouve, entend son histoire, passe d'un monde à un autre sans jamais se perdre complètement. |  | Elodie est née citadine et c'est en capitales qu'elle a pris son envol. A Paris tout d'abord, testant aux Beaux-Arts ses premières amours pour le dessin et la peinture, mais visitant aussi les cinémas d'Art et d'Essai, passionnée qu'elle est déjà par la mise en scène. |  | A la "Chelsea Art School" de Londres ensuite, plus swinging town que jamais, la ville l'inspire. Sac sur le dos, pola en poche et walkman en ambiance de fond, Elodie se nourrit de l'électricité des années 80 et fait des rencontres. Pour elle, l'image doit s' accompagner de son! C'est donc naturellement qu'elle se lance dans la réalisation de vidéo-clips, et pochettes de disques, illustrant par exemple les textes de l'énigmatique Guesch Patti. L'univers la séduit, la sort de sa bulle, lui ouvre des portes. Mais la peinture est toujours là, en toile de fond sur laquelle se réfugient ses évidences. |  | Etre une artiste multimédia lui plaît certes, mais en donnant naissance à sa fille en 2001, elle oscille entre temps et tentations. La photographie lui fait de l'œil, elle lui permettrait de s'exprimer pleinement, d'être en accord avec son art et sa nouvelle maternité. Elle choisit de s'y consacrer pleinement. C'est donc cette même année qui verra l'avènement de sa série "Chromobiles". En reine absolue de toutes les cités du monde, Elodie célèbre New York à travers des intérieurs de taxis. Vitrine secrète, véritable réceptacle des émotions d'une population, les yellow cabs sont à ses yeux un entre-deux. Entre arrivée et départ, entre deux cultures, entre deux instants, ces photographies "documentaires" flirtent avec l'intimité du photographe, du conducteur et du spectateur. |  |  | |
 Démarche toujours un peu solitaire, elle observe tout. Le compteur qui devient indice de tout, du temps et de l'argent qui domine, les alentours à peine effleurés par des regards déjà dans l'avenir ou l'inconnu. |
| Après New York, l'Islande l'appelle. Elle rêvait de paysages minimalistes, de cieux troubles et de vent. "Iceland" est une autre révélation. |  | Dans toutes les séries de photos d'Elodie, on retrouve une émotion à fleur de peau et une envie de s'oublier un peu. Dans "La robe de David n'existe pas", elle abandonne ses robes dans la nature, les immortalise comme autant de grains de beauté sur une peau nue, entre ciel et terre. |  | Elle vient de partir à Cannes, première sélection prestigieuse pour une vidéo-performance à quatre mains, les siennes et celles de David, son amoureux. Et dans ses projets immédiats, le tournage d'un film sur Paris et l'édition d'un Portfolio aux Editions Higgins. Rétrospective ? Non! Juste une autre étape sur la route d'Elodie Lachaud. |  www.elodielachaud.com | | [B] Mïrka Lugosi, Le dessin à fleur de peau | | Texte Marie MASUYER |
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Fanny Lasserre24/03/2012
 | L'oxymore, qui crée une nouvelle réalité poétique, n'est pas une invention moderne. Corneille en a fait ce merveilleux vers dans Le Cid : « Cette obscure clarté qui tombe des étoiles ». Aujourd'hui encore, son rythme syllabique comme l'imaginaire qu'il provoque, nous force à en faire référence. |
Fanny Lasserre01/02/2012
 | L'atelier de Li-ling Lin, rue de l'Hirondelle, à l'angle de la rue Gît-le-Cœur, porte déjà en son sein, au rez-de-chaussée d'un hôtel que François 1er a estampillé de sa salamandre en l'honneur de sa maîtresse Anne de Pisseleu, les prémices de l'œuvre cachée et intime d'une artiste peintre discrète. |
Marie Masuyer01/02/2012
 | Dans cet Est parisien où de nombreux artistes plasticiens ont trouvé la lumière et l'espace nécessaires à leur travail, nous rejoignons Xavier Wei (initialement Wei Chenhong), peintre taïwanais et français de coeur depuis 1991. Discret, incarnant au premier abord une réserve toute asiatique, Xavier parle une langue métissée mais qu'on dirait dédiée à son art : précis et perfectionniste. |
Fanny Lasserre et Thierry Vasseur14/10/2011
 | Le Cri de Edvard Munch arrache à Julie Perin un cri du cœur: « Je dis à maman à 12 ans : quand je serai grande, je serai artiste. » Une vocation précoce qui l'anime encore d'une force et d'une capacité de travail impressionnante, accompagnée d'un raisonnement profond et continuel sur le corps, sur cet instant qui perdure où la petite fille devient une femme, objet de fascination et d'interrogations qui viennent depuis nourrir son œuvre. |
Marie Masuyer21/03/2011
 | Rencontrer un artiste marque toujours un peu notre quotidien et la façon dont nous appréhendons le monde. Par identification, par goût ou par dégoût, par émotion, nous contemplons puis digérons son univers. Le mécanisme est évolutif et parfois capricieux, mais invariablement fécond. |
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