
| Ce Cercle que l'on croit vicieux... |
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« Le Cercle » est l'un des fleurons de la maison d'édition que dirige le célèbre auteur de la série SAS, Gérard de Villiers. Cette collection rassemble quelques-uns parmi les meilleurs titres publiés aujourd'hui dans le secteur de la littérature érotique, littérature autrefois soigneusement dissimulée dans les bibliothèques des bourgeois dans un rayonnage sous clé qui s'appelait « l'enfer ».
Rencontre avec Marie-Thérèse Schotsmans, la responsable de la collection « Le Cercle ».
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Quand on demande un rendez-vous pour interview à l'assistante d'édition qui a en charge la collection érotique du Cercle, l'imagination galope, les stéréotypes sont au rendez-vous : femme fatale aux cheveux d'un noir de jais et à la voix rauque, blonde opulente en minijupe de cuir et corsage archi décolleté croisant ses jambes interminables dans le bruit soyeux de ses bas ; ou bien femme faite au moule au visage éclairé d'yeux magnifiques d'un vert indéfinissable... Mais oui, gagné, cette dernière hypothèse est la bonne. A quoi il faut ajouter cette forte impression d'une personnalité équilibrée et rayonnante. Alors, première question stupide adressée à Marie-Thérèse Schotsmans, « mais d'où vous vient pareille santé ? ».
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Marie-Thérèse Schotsmans. Je marche. Je suis une grande randonneuse. Je nage aussi. Partout où il y a de l'eau. Et je marche, partout où se trouvent des chemins de randonnée, plaines, montagnes, forêts ou déserts...
Jean-Pierre Maurel. Je vous vois entourée de livres... Que trouve-t-on dans vos archives ?
M.-T. S. Des séries policières, au premier rang desquelles la célèbre série SAS...
J.-P M. Le prince Malko et son château en Autriche ?
M.-T. S. Le prince a toujours besoin d'argent pour la toiture de son château, ce qui garantit la suite de ses aventures !
J.-P. M. Quoi d'autre ?
M.-T. S. La collection « Le Cercle », dont la tâche principale est de retrouver et de publier à neuf les grands textes érotiques de l'histoire littéraire, souvent peu connus...
J.-P. M. Comme ?
M.-T. S. Je citerai Pierre Bourgeade, Jacques Almira, Claude Seignolle, Françoise Rey, Serge Filippini, Wolinski, Emmanuelle Arsan...
J.-P.M. Vous envoie-t-on des manuscrits originaux ?
M.-T. S. Ce n'est pas la source principale de nos publications, mais oui... Et l'on découvre des auteurs... Constance Baumont, la Canadienne Marie-France O'Leary...
J.-P. M. Votre livre préféré dans cette collection ?
M.-T. S. Peut-être « Marie Janvier s'est endormie », de Vincent Dubary.
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J.-P. M. Où avez-vous appris le métier ?
M.-T. S. Je suis dans l'édition depuis 1968. J'ai été quinze ans l'assistante d'un personnage-clé de l'édition, Christian Bourgois, créateur et directeur de la maison d'édition éponyme.
J.-P. M. Grand éditeur ! Vous avez dû faire de belles rencontres ?
M.-T. S. Le plus adorable fut certainement Arrabal, qui me faisait des dédicaces délicieuses comme « Courons ensemble sur le sable chaud... ». Le Suisse Bernard Comment, aujourd'hui directeur littéraire au Seuil. Pierre-Guillaume de Roux, qui fut mon stagiaire au début des années 80. Le philosophe Jean-Luc Nancy. Philippe Lacoue-Labarthe qui m'écrivait d'admirables lettres. Ou encore le grand traducteur de l'anglais Brice Mathieussent.
J.-P.M. Ensuite vous avez quitté la maison...
M.-T. S. ...pour passer dans celles de Gérard de Villiers où je suis depuis treize ans.
J.-P. M. Et là, des rencontres plus... hot !?
M.-T. S. Comme vous y allez ! Mais des histoires drôles oui, j'en ai vécu. Par exemple cet auteur du Cercle qui ne m'avait qu'au téléphone, et que ma voix charmait peut-être, qui a écrit, je pourrais dire « brodé », tout un roman érotique autour de ce qu'il imaginait de moi, de mon apparence et de ma personnalité...
J.-P. M. Donnez-nous le titre de ce livre !
M.-T. S. Si je vous disais de le trouver tout seul...
J.-P. M. Mais... il me faudrait lire toute la bibliothèque du « Cercle » ! N'y perdrais-je pas ma vertu ?
M.-T. S. Beaucoup de nos clients le font ! Ils sont quasiment abonnés à la série ! S'ils y perdent certaine vertu, ils y gagnent celle de la persévérance. Quant à la vôtre...
J.-P. M. Passons... Au fait qui sont vos clients ?
M.-T. S. Postiers, agents de restauration, mais aussi professeurs, professions libérales... je crois bien que la collection couvre l'ensemble du champ socioculturel. Ajoutons à cela qu'aujourd'hui, on ne se croit plus obligé de dissimuler ce genre de lecture sous un emballage de la bibliothèque... rose !
J.-P. M. Et comment se fait la répartition entre lecteurs et lectrices ?
M.-T. S. Là, les choses sont beaucoup moins équilibrées. Autant que je puisse en juger, 90% de lecteurs, 10% de lectrices.
J.-P. M. Diable ! Comment expliquez-vous cette différence ?
M.-T. S. Peut-être les femmes n'avouent-elles pas lire ce genre de littérature ? En tout cas, la situation est différente si vous jetez un coup d'œil sur la liste de nos auteurs. La parité, pour employer un mot à la mode, y est à peu près respectée. Les femmes ont donc tort de se priver de la lecture de leurs consoeurs, qui ont des choses à dire sur le sujet, même si elles le disent autrement que les psychanalystes.
J.-P. M. Le mot de la fin aurait pu être celui-là, mais dites-moi encore : pourquoi « Le Cercle » ? Mon interlocutrice sourit, évasive.
M.-T. S. Je vais vous faire un aveu : l'origine de cette appellation est obscure... ce qui n'est pas pour me déplaire, cela libère l'imagination...
J.-P. M. Et que vous dit la vôtre ?
M.-T. S. Que cette littérature était autrefois rangée dans « l'enfer » des bibliothèques. Et « L'enfer », le premier livre de la Divine Comédie de Dante, souvenez-vous, est composé de cercles. Dans le deuxième des neuf cercles, celui des luxurieux, on s'y amuse encore... un peu... on y trouve les impudiques et ceux qui sont morts d'amour ! Alors les éditions « Le Cercle », c'est la frontière fragile qui sépare le plaisir en enfer de l'enfer du plaisir... A vous de voir !
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Propos recueillis par Jean-Pierre MAUREL Photos Gisèle DIDI |
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Thierry Vasseur24/01/2011
 | La beauté m'est toujours apparue comme un défi, et toujours j'ai tenté de m'en approcher et parfois de m'en saisir. Il me semblait qu'elle possédait un mystère dans lequel se trouvait contenue l'énigme même de l'humain. Il permettait d'accéder à une dimension autre, dont nous étions séparés par notre imaginaire et nos fantasmes, à moins que ce soit ceux-ci qui nous la rendent plus accessible. |
Greg Hansen01/12/2010
 | Hugh Marston Hefner est né le 9 avril 1926 à Chicago, d'un père comptable d'origine allemande et d'une mère suédoise. Il reçoit comme son frère une éducation aussi puritaine que méthodiste jusqu'à ce que sa mère Grace Swanson procure à sa progéniture un ouvrage sur l'éducation sexuelle. Hugh n'a que 14 ans. |
Fanny Lasserre01/09/2010
 | Initié à 15 ans à la photographie par une jeune femme fascinante, Dahmane en garde un goût immodéré pour la beauté et pour sa mise à nu hors chambre noire. Avec son livre « Addicted to Nudes », il explore des territoires interdits en délicieuse compagnie. |
Fanny Lasserre01/07/2010
 | Sabine Pigalle, née en 1963 vit et travaille à Paris. Après des études en Lettres Modernes à la Sorbonne, elle se dirige vers le monde de la mode et de la beauté. Elle collabore notamment pendant quatre ans avec Helmut Newton. Sa ligne directrice artistique allie l'esthétisme au symbolisme, et fait souvent référence à la peinture maniériste ainsi qu'aux maîtres primitifs flamands. |
Fanny Lasserre / Thierry Vasseur01/05/2010
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Une petite rue tranquille du 9e arrondissement abrite depuis peu une ravissante boutique, toute de noir vêtue, dont la vitrine ne dissimule que partiellement les folies douces qu'on peut y trouver. De quelles folies s'agit-il ? Des caprices sensuels dont le corps raffole et dont l'esprit se délecte à leurs seules évocations. |
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