
PHANTASMS, une curieuse évocation érotique |
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Les deux dernières expositions du Cabinet des Curieux ont eu pour thème : l'amour et la mort (Eros et Thanatos) puis l'amour et la machine (Venus Robotica). Aujourd'hui Thierry Ruby clôt la série, sous la direction artistique de Monsieur « B », sur un thème plus cérébral : le phantasme, écrit « ph » pour échapper à l'association de films pseudo-érotiques des années 70 et rendre à ce terme toute la dimension fantastique que la psyché lui permet, et finalement anglicisé pour représenter les artistes internationaux qui participent à cette exposition. C'est un univers sombre, onirique et irréel que nous offre Thierry Ruby, un monde de femmes rêvées, mystérieuses odalisques mi-humaines mi-animales pour certaines, dont les pulsions et les désirs intellectualisés par leur créateurs nous renvoient au cœur de notre propre inconscient.
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Comment s'est opéré le choix des artistes pour cette exposition ?
Pour certains, c'est la nature même de leurs travaux photographiques comme par exemple Aaron Hawks et John Santerineross. Ils sont américains, ont une imagerie très foisonnante qui se rapproche pas mal de la notion de fantasme, c'est-à-dire d'images impossibles mais qui seraient la manifestation de désirs inconscients. C'est d'ailleurs une photo de Hawks qui a été choisie pour l'affiche parce qu'elle illustrait bien le côté décalé. Un homme a une fille enchaînée à ses pieds et pourtant se penche pour lire un emballage dans un frigo ! Ce n'est pas une exposition qui se veut très sérieuse et donneuse de leçons.
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C'est une exposition décalée teintée d'humour...
Oui. L'écueil de ce genre d'exposition aurait été la lourdeur ou de faire une accumulation d'œuvres sexy. Ce qui était difficile c'était de sélectionner des artistes et des œuvres sans une once de voyeurisme gratuit. Il y aura une œuvre particulièrement explicite mais elle sera cachée par un drapé que les gens soulèveront. Il ne leur sera pas imposé de la voir directement.
Comment avez-vous rencontré tous ces artistes ?
Tout est parti de la première exposition, celle de Nathalie Chau, une des chefs de file de cet univers Digital Dark. J'ai commencé à collectionner ses œuvres et un jour la livraison est arrivée ici. Je les ai posées un peu partout et c'est là que je me suis dis que c'était ça qu'il fallait faire. Cet univers étrange, sombre et onirique s'adapte bien aux objets de curiosités. Lorsque j'ai commencé avec Nathalie, ça a drainé tout un milieu d'artistes qui se reconnaissaient. Ils ont tous entre 20 et 28 ans (sauf Santerineross), sont américains, japonais, polonais, slovaque et français.
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Toutes vos expositions passées tournent autour de l'érotisme, pourquoi la récurrence de ce thème ?
Ça vient de moi mais aussi de ce milieu d'artistes que je présente qui se dit alternatif ou dark, certains gothiques. Le regard sur le côté féminin est très présent. Dans toutes les œuvres d'art anciennes que j'achète, il y a ce côté féminin. Ce relief, par exemple, qui a à peu près 200 ans, représente des nymphes.
Je trouve le choix d'Akiza plus énigmatique. Qui est ce petit personnage ?
C'est une sorte de poupée. Akiza est une petite jeune fille qui aime se faire ficeler mais ça n'est pas évident au premier coup d'œil. Ça rejoint ce que je disais, j'essaie de trouver des artistes qui sont toujours dans l'élégance. Montrer ce genre de choses pourrait vite devenir très lourd mais on reste dans l'évocation.
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Il y aura également des sculptures ?
Pour la sculpture, c'était plus difficile, j'ai choisi des artistes qui sont davantage dans l'onirisme comme Akito qui est un Japonais qui travaille aux Etats-Unis. Tous les petits personnages que fait cet artiste ont toujours un érotisme sous-jacent...
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Depuis combien de temps le Cabinet des Curieux existe-t-il ?
Je suis là depuis douze ans mais ce genre d'expositions existe depuis fin 2007. J'ai toujours voulu faire ça. C'est un cabinet de curiosités à l'ancienne.
Mais qui porte le nom de Cabinet des Curieux ?
Le curieux, dans l'appellation du XVIIIe siècle, c'était celui qui s'intéressait aux collections, aux objets anciens d'où le nom que j'ai voulu donner à cet endroit.
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Un mot du vernissage ?
A chaque vernissage, on fait appel à des créateurs de vêtements et de bijoux. Cette fois ce sera Lolita Pompadour et Copellia Pique. L'une est créatrice de bijoux, notamment pour le Lido, et l'autre de vêtements et d'un parfum dont le flaconnage a été réalisé par Lalique. L'intervention de ces créatrices sera surprenante ! Mais c'est une surprise.
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Exposition du 18 mars au 30 avril 2010Vernissage le 18 mars à 19h30Cabinet des Curieux 12, passage Verdeau 75009 Paris
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| Texte Fanny LASSERRE |
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Thierry Vasseur24/01/2011
 | La beauté m'est toujours apparue comme un défi, et toujours j'ai tenté de m'en approcher et parfois de m'en saisir. Il me semblait qu'elle possédait un mystère dans lequel se trouvait contenue l'énigme même de l'humain. Il permettait d'accéder à une dimension autre, dont nous étions séparés par notre imaginaire et nos fantasmes, à moins que ce soit ceux-ci qui nous la rendent plus accessible. |
Greg Hansen01/12/2010
 | Hugh Marston Hefner est né le 9 avril 1926 à Chicago, d'un père comptable d'origine allemande et d'une mère suédoise. Il reçoit comme son frère une éducation aussi puritaine que méthodiste jusqu'à ce que sa mère Grace Swanson procure à sa progéniture un ouvrage sur l'éducation sexuelle. Hugh n'a que 14 ans. |
Fanny Lasserre01/09/2010
 | Initié à 15 ans à la photographie par une jeune femme fascinante, Dahmane en garde un goût immodéré pour la beauté et pour sa mise à nu hors chambre noire. Avec son livre « Addicted to Nudes », il explore des territoires interdits en délicieuse compagnie. |
Fanny Lasserre01/07/2010
 | Sabine Pigalle, née en 1963 vit et travaille à Paris. Après des études en Lettres Modernes à la Sorbonne, elle se dirige vers le monde de la mode et de la beauté. Elle collabore notamment pendant quatre ans avec Helmut Newton. Sa ligne directrice artistique allie l'esthétisme au symbolisme, et fait souvent référence à la peinture maniériste ainsi qu'aux maîtres primitifs flamands. |
Fanny Lasserre / Thierry Vasseur01/05/2010
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Une petite rue tranquille du 9e arrondissement abrite depuis peu une ravissante boutique, toute de noir vêtue, dont la vitrine ne dissimule que partiellement les folies douces qu'on peut y trouver. De quelles folies s'agit-il ? Des caprices sensuels dont le corps raffole et dont l'esprit se délecte à leurs seules évocations. |
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