
| Juliette Aittouarès-Caillon - Espaces 54 Design d'intérieur 1950-70 |  |  Lorsque du mobilier scandinave côtoie une table Knoll et un tapis de Max Ernst, le tout éclairé par une lampe PH5 Poul Henningsen, il est fort probable d'être en présence de l'univers de Juliette Aittouarès qui n'aime rien tant que recréer dans sa galerie des espaces de vies en associant des designers et des époques, des couleurs et des matériaux. Spécialisée dans le design des années 50 à 70, Juliette Aittouarès est non seulement une professionnelle qui se passionne pour le mobilier authentique de ces années-là, mais aussi une talentueuse scénographe qui met en scène ses meubles et s'amuse de leur éternelle modernité qui permet toutes les audaces. « C'est bien de bousculer les choses et de faire des mélanges entre les designers, les matières et les styles. » Un mélange des genres, un vintage dynamique. | Tout a commencé par une histoire de famille. Forte d'une formation de restauratrice de tableaux, entre autres, Juliette Aittouarès commence à travailler avec ses parents, marchands de dessins, de tableaux et de gravures de la fin du XIXe, début XXe. C'était rue de la Grange-Batelière, au moment de l'ouverture de Drouot en 1982 : « Un moment d'effervescence, j'étais tous les jours à la salle et ça m'a permis de voir plein de choses. » Puis sa vie de femme mariée favorise la rencontre d'architectes, d'artistes tels Jean-Pierre Raynaud, César... tandis qu'elle-même, vivant dans une maison d'architecte achète beaucoup de mobilier sans pour autant laisser tomber la peinture, avec une prédilection pour les surréalistes et les cubistes : « j'évoluais dans ce milieu et ce sont toutes ces rencontres qui ont fait que ça m'a intéressé. » |  | Depuis trois ans et demi rive gauche, elle demeure à quelques encablures des galeries familiales. Père, mère et sœur se partagent entre la rue des Beaux-arts et la rue de Seine, où se confrontent modernes et contemporains, peintures, dessins, sculptures, photographies et vidéos. Une de ses sœurs continue de travailler rue de la Grange-Batelière dans le quartier Drouot. | 
Parmi les objets qu'elle affectionne, Juliette Aittouarès nous cite le fauteuil Charles et Ray Eames qui réussit selon elle à associer le beau, le design et le confort : « La forme est belle, c'est un vrai travail et une vraie recherche », et le fauteuil Eero Arnio, symbole des années 60. « Ce qui est très important dans ce que je fais, c'est que ce doit être quelque chose de pratique dont on a besoin, un mobilier fonctionnel de vie, que ce soit beau mais aussi vintage. Ça doit avoir une vie. Même s'il y a une petite usure, ce n'est pas gênant. Et puis il y a aussi la nostalgie ! »
Chez Juliette Aittouarès, malgré ou grâce à tout le respect et l'admiration qu'elle a pour ces créateurs, nous avons le droit de toucher, de caresser les objets et les meubles, de sentir cette patine qui est la marque du temps et de l'histoire de chaque pièce. Juliette désacralise l'objet, le rend à la vie.
| | Mais Juliette Aittouarès doit néanmoins trouver sa propre voie. C'est vers le design et l'esthétique industrielle qu'elle se tourne et qu'elle devient plus récemment co-organisateur de Photo Saint-Germain-des-Prés. La première édition qui a eu lieu en novembre 2010, lui offre l'opportunité d'associer photos et design et de réorganiser son espace en donnant sa place à chacune de ses pièces comme aux photos, avec cohérence afin de raconter une histoire autour d'un thème « Saint-Germain - Gainsbourg/ les femmes ». Une mise en scène narrative qui offre au visiteur comme à l'acheteur un petit plus qui ne tient qu'à son talent et à sa fantaisie.
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| Aujourd'hui, l'orientation de Juliette est de créer des événements liant mobilier et photographie par des univers thématiques lors de soirées-événements (Exposition « Nous deux », avec un duo de chants à l'occasion de la Saint-Valentin, Exposition « Jazz 54 », avec orchestre de jazz...) . |  | Evénements à venir :
Mars 2011, « Attraction », deux univers créatifs distincts dans un monde design. Photos de Gisèle Didi, Thierry Vasseur, DIVA.
Mai 2011, « Design-up », à l'occasion de l'exposition du photographe Thierry Vasseur, entre pin-up et robots, spectacle d'effeuillage. | | Texte Fanny LASSERRE Photos Julien PEPY, Thierry VASSEUR |
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Marie Masuyer24/03/2012
 | Le design touche à tout, révèle, illumine tous les objets de notre quotidien en leur offrant l'aura de véritables oeuvres d'art, et c'est dans une même logique d'esthétique ultra-compétitive que se multiplient les innovations dans les domaines de l'informatique ou de la hi-fi. |
Fanny Lasserre01/02/2012
 | Rencontre avec un homme passionné qui réenchante monuments historiques et demeures particulières de ses lumières précieuses que le cristal de roche réfléchit aux quatre coins du monde à travers rééditions et créations merveilleuses, « intemporelles » comme il aime à le dire, plus que contemporaines. |
Marie Masuyer14/10/2011
 | Des accents nordiques sonnent déjà au doux nom de la créatrice... Hanna Wallmark est suédoise. Rien de bien évocateur au premier abord quand on parle bijoux, et pourtant, la petite marque lancée en France il y a quatre ans, est aujourd'hui distribuée dans près de 400 boutiques, y compris à l'étranger. |
Fanny Lasserre12/06/2011
 | Si « qui ne dit mot consent », Nicolas Flachot n'est pas un taiseux et parle avec beaucoup d'enthousiasme et de chaleur de sa passion presque nouvelle - l'histoire à plein temps n'a que deux ans - pour les lettres qui assemblées prennent sens et donnent aux mots naissance. |
Fanny Lasserre et Gisèle Didi24/01/2011
 | Place Charles Dullin, il y a le théâtre de l'Atelier et une petite boutique de chapeaux merveilleux. En son sein, Mira Belle, qui a donné son pseudo fruité à sa boutique, nous reçoit, pleine d'enthousiasme, plaçant sur nos têtes comme sur la sienne des bibis plumés, des turbans écossais, des tambourins brodés, des canotiers fleuris, des cloches feutrées, la tête nous en tourne de nous trouver ainsi parées par tant de formes et de couleurs. |
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