Esquisses de la fin des temps. Paysages apocalyptiques de métal hurlant. Comme Bertrand Robion, vous devenez les témoins d’un processus dés-organique en action. Gangrenées par la rouille, le salpêtre et le soufre, une certaine Pologne laborieuse lâche son dernier soupir. Ses usines se laissent dépérir, abandonnées, répudiées, désœuvrées. Mourir sur l’autel du profit, d’accord. Mais de mort lente.
Alors, dans un mouvement inexorable, les étapes s’enchaînent : affaiblissement du tissu productif, ralentissement du poumon économique, arrêt du cœur industriel. Une fois les chairs et les viscères décomposés, il ne reste que des cadavres exquis.
L'œil du photographe surprend un ossuaire bétonné et métallique parsemé de squelettes léthargiques. Vertébral, c’est une colonne. Thoracique, c’est une cage… Prisonnier de ce corps caverneux, il cherche l’issue. Eschatologie ? Non, la liberté, il la conquiert par l'œilleton, la vérité, par l’exhibition, l’espoir, par la mémoire, l’éternité, par l’histoire. Eclipse de la fin du temps.
Son site