
| L'amoureuse |
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Je suis assise. J'entends des murmures derrière moi : « J'arrive mon amour, j'arrive ». Je veux la voir cette amoureuse. Je tourne lentement la tête pour me trouver nez à nez avec mon voisin. Il détourne la tête aussitôt. J'avais oublié, dans le métro ne pas se regarder. Merde le strapontin vient de heurter mon siège. Et me fait sursauter comme à chaque fois. Elle est partie. Je me lève affolée et saute vers la sortie. Je bouscule en marmonnant des excuses, je cherche. C'est elle, c'est forcément elle. Où sommes-nous ? Père Lachaise. Je la suis, elle laisse une odeur poudrée très douce derrière elle. Ses talons claquent sur le sol, faisant une petite musique, c'est elle, c'est sûr, elle est fébrile. Elle se dépêche, j'ai du mal à la suivre. Mais qu'est-ce que je fais là ? Elle a 20 ans ou 50 ans. Je sais juste qu'elle est amoureuse. Ça ne trompe pas une voix. Le soleil m'éblouit en haut des escaliers. Il pleuvait tout à l'heure. Elle vole presque, son trench lui bat les jambes, elle rattrape son chapeau. Elle passe sans rien regarder, elle aussi cherche, une ombre, son ombre. Elle file. Elle arrive. Elle s'arrête. Essoufflée peut-être. Je le suis pour elle, je le suis pour moi. J'ai la tête qui tourne pendant qu'elle tourne sur elle-même. Elle le voit. Je me retiens à cet arbre qui m'attendait. Ils se précipitent l'un vers l'autre. Je voudrais deviner leur histoire. Se sont-ils quittés ce matin, il y a 10 ans ? Ils se fondent l'un dans l'autre. Rien n'existe et rien n'a existé avant eux. Oui ils sont beaux. Ils repartent l'un dans l'autre, serrés, les pas au même rythme. Je vais à l'endroit juste où ils étaient. Je cherche aussi. Je ne vois que du gravier. Je regarde encore, ils sont loin, presque dorés par la lumière. Je donne un coup de pied aux graviers. Rageuse comme une enfant qui ne comprend pas. Je repars les mains dans les poches. A pas minuscules. Je suis en retard. Définitivement en retard.
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Texte Robila GOUDJIL Photos Gisèle DIDI |
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Sub Yu24/03/2012
 | Vous y trouverez des conseils pour sélectionner les meilleurs partenaires, une évaluation détaillée de tous les endroits où l'on peut avoir des relations coquines et plus de 50 positions inédites imaginées pour pimenter vos journées de labeur ! |
Sub Yu01/02/2012
 | Le peintre et son modèle... Vieille histoire. Non, pas vieille. Toujours neuve parce qu'éternelle. Le modèle arrive. « Entrez ! » Et bientôt : « Entre ! » Existe-t-il une seule autre situation où l'instant soit prolongé avec autant d'art et d'aplomb naturel vers autant d'infini ? Sub specie eternitatis, dirait le Philosophe. |
Jean-Pierre Maurel14/10/2011
 | Il y a peu, un grand (très grand) ami me tend une boîte cartonnée qu'il a découverte dans sa cave, en triant des affaires. La boîte faisait partie d'un lot de divers papiers, dans un carton venu d'ailleurs... ne cherchez pas de code de traçabilité, imaginez... un carton qui passe de main en main, de vide-grenier en marché aux puces, avec sa destination provisoirement finale entre les mains de mon ami. |
Jean-Pierre Maurel et Thierry Vasseur12/06/2011
 | Comme les mots changent ! Pour la génération dont je fais partie, le burlesque, c'était d'une part une catégorie esthétique, d'autre part, une glorieuse période du cinéma américain (Chaplin, Keaton, Harold Lloyd, Langdon, Laurel et Hardy, etc.). |
Olivia Bonnamour21/03/2011
 | Reprenant une ancienne tradition, Sub Yu a commencé avec son numéro 16 la publication en feuilleton d'une histoire d'Olivia Bonnamour, qui mêle sensualité, érotisme et mystère, tout ce qu'on aime ! Ce mois-ci, nous achevons ce récit en offrant à nos lecteurs la quatrième et dernière livraison des aventures de l'héroïne d'Olivia. |
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