
L'arrivée de Kurt et Ernie The arrival of Kurt and Ernie |
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They came into my life suddenly, unexpectedly. I had not been looking for them. I had not, in any way, known of their existence or desired their company. And yet, here they were in my life, as if sent by destiny, as if ordained by some mysterious cosmic convergence: Two miraculous surprises -- Kurt and Ernie. And here they have remained with me ever since -- my confidantes, my companions, my partners, my miraculous muses. Ernie arrived first, in November 2000. He traveled through the mail in a box. Inside the box were the six pairs of pantyhose I had ordered from a company that specializes in women's panties, bras, and stockings. As a special unexpected gift to mark the new millennium, the company included a small bear with short, smooth hair. Across his chest were printed in red the numbers 2000. He looked so serious, so concerned, so... earnest. And so I called him Ernie and welcomed him into my life. I sat him in a special place on top of my bed's headboard. He was a quiet, shy little guy, only about 8 inches tall.
Four years passed. As if by another miracle, I met a French woman, a photographer in Paris, and we became close, intimate friends. I soon began making frequent visits to her from my home in Connecticut. During one of those trips, as I waited to board my Air France flight at New York's JFK airport, I strolled through the airport lounge to stretch my legs before the long flight.
In one of the small airport boutiques, I came upon a casual collection of what most people call "stuffed animals." I never use that term myself. To me, they are "special animals." All the special animals in this boutique were the usual type you find -- bears, rabbits, dogs, that sort of thing. But one of the animals stood out. His eyes were so alive, so searching, filled with such personality and intelligence and inquisitiveness. He was about the same size as Ernie, though his fur was darker than Ernie's and more tufted and curly. He was irresistible. But I told him, "I already have a bear at home. I don't need another one. I don't collect bears." And I put him back in the little bin. I walked away about six steps and then stopped. I knew that if I did not take this bear with me, I would regret it for the rest of my life. And so I went back, retrieved him from the bin and paid the clerk the six dollars that he cost. I put him in my bag and off to Paris we went. At first, I called him "Bruno." But he didn't like that name very much. I asked him if he would like the name "Kurt" better, and he said yes. He liked the fact that it was the same name as the writer Kurt Vonnegut. That was in October 2004.
So for the past nine years with Ernie and five years with Kurt, I have lived a very close, daily life with these two angels of destiny. They sit with me during breakfast. They sit on my chest when I read books and newspapers or watch television. They travel with me to the sea and sit alongside me on their own basket. They travel with me when I fly to Paris or San Francisco. They come with me when I visit friends and family. They watch the snow fall from our bedroom window. They sit in their basket outside in the garden, while I sit in my chair and read or take photographs. They are my constant companions. We are a trio of explorers and storytellers, intimates and daydreamers. Kurt and Ernie are my most trusted friends and sympathetic listeners. We share a special life that lives between the narrow cracks of existence that divide the plausible from the implausible and the normal from the imaginative. We are free from the restraints of the impossible. We embrace the absurd and bring it down to earth in the everyday unlikelihood of love.
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Ils entrèrent dans ma vie, soudainement, à l'improviste. Je ne m'attendais pas à eux. Je n'ai, en aucune façon, eu connaissance de leur existence, ni désiré leur compagnie. Les voici dans ma vie, comme envoyé par le destin via de mystérieuses convergences cosmiques : deux surprises miraculeuses, Kurt et Ernie. Depuis ils sont restés avec moi, mes confidents, mes compagnons, mes partenaires, mes muses miraculeuses.
Ernie est arrivé le premier, en Novembre 2000. Il a voyagé à travers la poste dans une boîte. À l'intérieur de la boîte, il y avait six paires de collants que j'avais commandées à une société spécialisée dans les sous-vêtements et les bas féminins. Cadeau inattendu pour marquer le nouveau millénaire, la société avait joint un petit ours avec des poils courts et doux. En travers de sa poitrine était imprimé 2000 en chiffres rouges.
Il avait l'air si sérieux, si intéressé, si grave. Je l'appelai Ernie et lui souhaitai la bienvenue dans ma vie. Je l'assis à un endroit spécifique, sur le haut de ma tête de lit. Il était calme, petit gars timide, pas plus de 20 cm de haut.
Quatre ans ont passé. Par un autre miracle, j'ai rencontré une Française, photographe à Paris, et nous devîmes des amies intimes. Je commençais de lui rendre fréquemment visite depuis chez moi, dans le Connecticut. Lors de l'un de ces voyages, alors que j'attendais mon vol Air France à l'aéroport JFK de New-York, je flânais à travers le hall de l'aéroport pour détendre mes jambes avant ce long vol.
Dans l'une de ces petites boutiques de l'aéroport, je tombai par hasard sur une collection que la plupart des gens appellent « animaux en peluches ». Pour moi, ce sont des « animaux particuliers ». Tous les animaux particuliers de cette boutique ressemblaient à ce qu'on a l'habitude de trouver : ours, lapins, chiens, ... Mais l'un de ces animaux sortait du lot. Ses yeux étaient si vivants, si scrutateurs, remplis de tant de personnalité, d'intelligence et d'interrogations. Il faisait à peu près la même taille qu'Ernie, excepté que sa fourrure était plus foncée, plus touffue et plus bouclée. Il était irrésistible.
Mais je lui ai dit, « j'ai déjà un ours à la maison. Je n'ai pas besoin d'en avoir un autre. Je ne collectionne pas les ours ». Et je le replaçai dans un petit casier. Je m'éloignai d'environ six pas et m'arrêtai. Je savais que si je ne prenais pas cet ours avec moi, je le regretterais pour le reste de ma vie. Et je revins sur mes pas, le retirai du casier, et payai le vendeur les 6 dollars qu'il valait. Je le mis dans mon sac et nous décollâmes pour Paris.
Tout d'abord, je l'appelai « Bruno ». Mais il n'aimait pas beaucoup ce nom. Je lui demandai s'il aimerait mieux « Kurt » et il dit oui. Il aimait porter le même nom que l'écrivain Kurt Vonnegut. C'était en Octobre 2004.
Les neufs dernières années avec Ernie et les cinq avec Kurt, je vécus chaque jour avec ces anges de la destinée. Ils s'asseyaient avec moi pour le petit-déjeuner. Ils s'asseyaient sur ma poitrine pendant que je lisais des livres et des journaux ou que je regardais la télévision. Ils voyageaient avec moi jusqu'à la mer et s'asseyaient à côté de moi dans leur panier. Ils voyageaient avec moi lorsque j'allais à Paris ou San Francisco. Ils venaient avec moi lorsque je rendais visite à des amis ou de la famille. Ils regardaient la neige tomber depuis la fenêtre de notre chambre. Ils s'asseyaient dans leur panier dans le jardin tandis que j'étais sur ma chaise en train de lire ou de prendre des photos. Ils étaient de fidèles compagnons. Nous étions un trio d'explorateurs et de conteurs, intimes et rêveurs.
Kurt et Ernie étaient les amis en qui j'avais le plus confiance et étaient de sympathiques auditeurs.
Nous partagions une vie spéciale qui se situait dans cette étroite fissure de l'existence qui sépare le semblable de l'invraisemblable et la normalité de l'imagination.
Nous étions libérés des contraintes de l'impossible. Nous embrassions l'absurde et le ramenions à la réalité dans l'incertitude quotidienne de l'amour.
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Texte et photos Vanessa GALLIGAN www.dailyheadwork.com
Traduction en français Fanny LASSERRE |
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Michel Freret01/02/2012
 | Cette seconde semaine du mois de septembre 2011 avait pourtant bien commencé. Le lundi 5, un charmant couple Japonais entre deux âges était venu acquérir une magnifique Ebel Beluga Tonneau sertie de diamants très blancs et très purs, et le mercredi 7, un Brésilien à peine quadragénaire, sympathique et volubile, avait craqué pour une Vulcain « Obama », la « Montre du Président ! |
Fanny Lasserre14/10/2011
 | Une fois par semaine, je me rends dans un hôpital parisien et je revêts ma blouse qui n'est ni blanche, réservée au personnel soignant, ni bleue, réservée aux chirurgiens, mais rose fuchsia, récemment redessinée par Agatha Ruiz de la Prada. |
Michel Freret12/06/2011
 | Pourquoi cet article qui - me direz-vous - sort de mes attributions ou sujets habituels, beaucoup plus légers ou futiles ? Première raison, il y a quelques mois, une cliente est passée me voir à ma boutique parisienne. Elle s'impliquait beaucoup dans la lutte contre cette maladie, au sein d'une association qu'elle souhaitait mieux faire connaître, l'Association Répit France |
Jola Balcer et Julien Pepy21/03/2011
 | Je pars en Pologne avec mes préjugés de Français sur ce pays : le froid, la grisaille, la vodka, le fameux plombier polonais et le peu de connaissances culturelles que j'en ai : un pays de l'ancien bloc soviétique, Jean-Paul II, Chopin, Lech Walesa... |
Olivia Bonnamour24/01/2011
 | Aujourd'hui Françoise est âgée de 53 ans, elle est directrice générale d'une PME depuis quinze ans et gagne 4000€ par mois. Au travers de l'immense baie vitrée du bureau spacieux qu'elle occupe, elle contemple le paysage de la zone urbaine d'un air oisif. |
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