
L'enfantasme de Katia Kermoal ou le bonheur de ne pas avoir d'enfant ! |
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Pourquoi ce livre ?
Pour toutes les femmes. Celles qui n'ont pas d'enfant et qui se vivent avec un manque et celles qui culpabilisent. Celles qui ont des enfants et qui en ont assez de leur rôle de mère. La mère doit être toujours parfaite et doit pallier souvent l'absence du père.
D'où vient votre non-désir d'enfant ?
Le désir d'enfant n'est pas un désir systématique chez une femme. On peut être femme sans nécessairement aspirer à devenir mère. Le désir de création est important chez tout individu, il peut s'exprimer de beaucoup de manières. La procréation est un exemple parmi tant d'autres.
Quel regard portez-vous sur les mères aujourd'hui ?
Il y a une forte pression sur les mères car elles doivent être parfaites. Les mères sont victimes aussi d'elles-mêmes car elles se mettent aussi la pression (éducation exemplaire...). Les femmes parfois minimisent ou excluent les pères dans l'éducation des enfants. Ces derniers s'accommodent volontiers de cette situation. Et si l'éducation était une manière de donner les clés à son enfant pour s'adapter à la vie ? L'éducation, c'est aussi permettre à l'enfant de façonner sa personnalité autrement dit sa névrose sans être dans un état de souffrance.
Le titre L'enfantasme c'est la réunion de l'enfantement et du fantasme ?
Enfantasme, s'adresse aux parents. Ne fantasmez pas vos enfants, prenez-les tels qu'ils sont ! Si vous projetez sur vos enfants votre propre histoire, désirs ou frustrations, c'est le début des problèmes... Pour ceux qui n'en ont pas, l'absence d'enfant va vers l'idéalisation et conduit souvent à de la souffrance.
Vous êtes psychologue de formation, cela vous a-t'il permis de réfléchir sur le sujet d'un point de vue plus clinique que journalistique ?
Ma formation de psychologue m'a permis de regarder, d'écouter et d'analyser sans jugement de valeur et donner un peu de "profondeur" à mes propos. Le journalisme me permet de parler de ces sujets complexes simplement pour être comprise par tout le monde. Écrire aussi sur ce sujet avec humour... L'humour est très important dans la vie et j'adore ça.
Dans le sommaire vous répertoriez toutes sortes d'enfants, lequel préférez-vous ?
L'enfant Jésus pour sa légèreté. L'enfant du dimanche car l'enfant devient l'objet de plusieurs familles... Votre livre, c'est selon les termes que vous employez sur votre site : "le nouveau né", le "bébé"... provocation ou clin d'oeil ?
C'est un clin d'oeil pour dire que ce livre n'est pas contre les enfants. Comme je le dis volontiers, écrire contre les enfants c'est écrire contre soi-même car on a été enfant. En revanche, on a tendance à idéaliser l'enfant et cela relève d'une certaine hypocrisie. Il y a des enfants plus sympathiques que d'autres c'est comme les adultes :-) Quelles sont les réactions des gens que vous rencontrez à propos de ce livre ?
J'ai des retours positifs. Les lecteurs sont frappés par le côté authentique du livre. Je dis tout haut ce que les gens pensent tout bas. C'est en cela que le texte n'est pas politiquement correct.
C'est quoi pour vous vivre sans enfants ?
Comme je dis dans mon texte, ne pas vouloir d'enfant c'est "devenir libre de droit familial", ne pas avoir besoin de s'inscrire dans une lignée familiale. Vivre sans enfant, c'est une certaine légèreté.
Est ce difficile dans notre société d'affirmer être heureux sans enfants ?
Pour moi non, mais pour certaines femmes oui, car il y a une pression sociale, économique, religieuse... Pour les hommes aussi mais on n'en parle pas, ils sont en arrière-plan par rapport aux femmes. D'ailleurs, on parle souvent d'égoïsme pour ceux qui n'ont pas d'enfant. C'est totalement ridicule.
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| Propos recueillis par Fanny LASSERRE |
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Michel Freret01/02/2012
 | Cette seconde semaine du mois de septembre 2011 avait pourtant bien commencé. Le lundi 5, un charmant couple Japonais entre deux âges était venu acquérir une magnifique Ebel Beluga Tonneau sertie de diamants très blancs et très purs, et le mercredi 7, un Brésilien à peine quadragénaire, sympathique et volubile, avait craqué pour une Vulcain « Obama », la « Montre du Président ! |
Fanny Lasserre14/10/2011
 | Une fois par semaine, je me rends dans un hôpital parisien et je revêts ma blouse qui n'est ni blanche, réservée au personnel soignant, ni bleue, réservée aux chirurgiens, mais rose fuchsia, récemment redessinée par Agatha Ruiz de la Prada. |
Michel Freret12/06/2011
 | Pourquoi cet article qui - me direz-vous - sort de mes attributions ou sujets habituels, beaucoup plus légers ou futiles ? Première raison, il y a quelques mois, une cliente est passée me voir à ma boutique parisienne. Elle s'impliquait beaucoup dans la lutte contre cette maladie, au sein d'une association qu'elle souhaitait mieux faire connaître, l'Association Répit France |
Jola Balcer et Julien Pepy21/03/2011
 | Je pars en Pologne avec mes préjugés de Français sur ce pays : le froid, la grisaille, la vodka, le fameux plombier polonais et le peu de connaissances culturelles que j'en ai : un pays de l'ancien bloc soviétique, Jean-Paul II, Chopin, Lech Walesa... |
Olivia Bonnamour24/01/2011
 | Aujourd'hui Françoise est âgée de 53 ans, elle est directrice générale d'une PME depuis quinze ans et gagne 4000€ par mois. Au travers de l'immense baie vitrée du bureau spacieux qu'elle occupe, elle contemple le paysage de la zone urbaine d'un air oisif. |
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