
| La petite histoire de la Mini |
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50 ans et toujours aussi craquante !
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La classic Mini fit ses débuts en 1959. Le succès de la Mini rendit l'auteur célèbre dans le monde entier. Il aimait à dire « je n'ai pas inventé la Mini, mais je l'ai construite ». En 1969, la reine anoblit le père de la classic Mini : Sir Alec Issigonis.
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Tout commence en 1956 lorsqu'il reçut l'ordre de construire le plus vite possible une « véritable petite voiture ». L'équipement intérieur reflétait une philosophie minimaliste : un simple câble servait à ouvrir la porte, le conducteur et le passager n'avaient pas devant eux un tableau de bord, mais une petite tablette. Le tachymètre avec compteur de miles et une jauge d'essence trônait en son milieu. Deux interrupteurs basculants pour le lave-glace et la lumière, c'est tout. Le chauffage n'existait qu'en option. Même le modèle de luxe n'avait pas le chauffage en série, mais possédait de la moquette et des applications en cuir sur les sièges ainsi qu'un cendrier.
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Le grand jour de la classic Mini sonna le 26 août 1959.
Dans son pays d'origine, la classic Mini coûtait 496 livres anglaises, ce qui faisait d'elle la seconde voiture la moins chère du marché. Les milieux branchés de Londres finirent par découvrir ce petit bolide racé, Lord Snowdon, époux de la princesse Margaret, en tête. Il fut l'un des premiers acheteurs qui, enthousiasmé par les dimensions compactes et l'excellente maniabilité de cette voiture, traversait la capitale britannique « à fond la caisse ». La reine en personne désira qu'Alec Issigonis lui présente la Mini sur route. Même aux USA, cette miniature européenne éveilla la curiosité et fut accueillie avec bienveillance.
C'est en 1961 qu'apparut une variante qui fut comme aucune autre à l'origine de la légende de la classic Mini : la Cooper. Alec Issigonis était depuis longtemps lié d'amitié avec le constructeur de voitures de course John Cooper quand il mit ses légendaires esquisses de la Mini sur papier. Les réactions à cette voiture furent euphoriques.
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La classic Mini était depuis le début prédestinée à être une voiture de rallye : un peu plus de six mois après ses premiers débuts, six voitures prenaient le départ au Rallye de Monte Carlo 1960. Il fallut cependant trois ans pour que les petits bolides deviennent concurrentiels. En 1964, Paddy Hopkirk gagna avec sa Cooper S rouge le plus important rallye européen contre la prétendue suprématie des concurrents à gros calibres. La classic Mini servit de première voiture à un grand nombre de coureurs automobiles. L'un d'entre eux s'appelle Niki Lauda : « la Cooper S jouissait d'une image fantastique parmi mes semblables. Et quand moi j'eus cette voiture, mon enthousiasme ne fit que croître. Elle était tellement facile à conduire, de manière tellement directe et si rapide, c'était merveilleux. »
1972 devint une des années les plus empreintes de succès pour les classic Mini, et ceci 13 ans après ses débuts. Presque tous les ans de petites modifications maintenaient l'attractivité de la Mini. Ainsi il y eut par exemple en 1974 les roues Denovo en option pour la 1275 GT, une forme ancienne de pneus Dunlop anti-crevaison qui, même à plat, ne sautaient pas de la jante. Les acheteurs du modèle de base purent cette année-là se réchauffer à l'idée que le chauffage avait fait son entrée dans l'équipement en série.
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La production de la Mini prit fin en 2000. Mais le mot de la fin n'était toujours pas dit au bout de 41 ans. En 2001, la Mini One et la Mini Cooper ouvrent un nouveau chapitre de l'histoire de la marque anglaise.
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La Mini super star
Personne ne sait combien de fois la classic Mini a été utilisée sur le grand et le petit écran comme comparse ou accessoire. Mais elle est une des quelques automobiles qui ont joué des rôles principaux. Le classique « The Italian Job » tourné en 1969 avec Michael Caine en est un exemple. Le film traitait presque uniquement d'un sujet, une poursuite sauvage entre trois Mini Cooper à travers la ville italienne de Turin.
BMW Group France +33 (1) 30 43 00 00
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- Attention, fit Pasquier en donnant un coup de volant : un lapin avait failli se jeter sous la calandre de la Mini rouge. La voiture vira, un peu sec, et le levier de vitesses craqua abominablement (Pasquier avait une conduite « sport », il rétrogradait à chaque changement de direction, comme il avait vu faire dans les rallyes). Les quatre roues ripèrent et la caisse à savons s'immobilisa sur des feuilles mortes. Malgré plusieurs tentatives, elle ne bougeait plus, ses quatre minuscules roues embourbées. Pasquier demanda de l'aide à Bouvron, assis à sa droite, et aux deux filles qui dormaient derrière : c'était inutile, ces trois-là avaient leur compte d'alcool, de joints et de fatigue... Pasquier essaya bien de secouer Bouvron, un grand dadais à la figure anguleuse, beau parleur, grand dragueur, fils d'un officier de police qui l'enfermait pour l'empêcher de sortir le samedi. Mais Bouvron fils sautait par la fenêtre, du premier étage. Le grand corps empli de punch et de vodka s'affala sur le volant...
- Merde jura Pasquier, il va falloir que j'aille à pied chercher du secours. Et il partit, seul mais brave, dans la forêt. La soirée avait été chaude, dans ce gîte forestier prêté par je ne sais plus qui. Bouvron et lui s'étaient chauffé chacun une minette (les deux qui cuvaient à l'arrière). Bouvron était murgé. Pasquier, lui, ne buvait pas, ou si peu, pour pouvoir conduire. Et mieux finir la soirée. Son grand truc : il ramenait toujours des copains, ou plus exactement une copine de plus que de copains, en un ou plusieurs voyages. Après, bien sûr, « ça ne nous regarde pas ».
Pasquier marchait dans l'air frisquet de l'aube en maugréant contre les lapins, la vodka et les roues trop petites de la Mini. Et la boîte de vitesses.
Il arriva à un garage, ouvert si tôt parce que le mécano employé et l'apprenti retapaient avant l'ouverture une vieille 203. Pour plaider une cause foireuse, Pasquier n'avait pas de maître : le mécano et son acolyte acceptèrent de venir l'aider.
- Ce n'est pas une panne d'essence quand même ?
- Non, je vous assure.
L'apprenti, qui marchait plus vite, arriva près de la Mini et cria en se fendant la poire :
- C'est peut-être les culbuteurs ?
Effectivement, il y avait de la culbute dans l'air. Pasquier se demanda par quel miracle les trois qu'il avait laissés ronds comme des queues de pelle mais présentables, un devant et deux derrière, avaient fini tous les trois derrière, nus comme des vers, ronflant béatement, enchevêtrés tendrement. Ce mystère, raconté le lundi en cours d'anglais de notre taupe, nous fit calculer des tas de solutions géométriques et cinématiques, mais, pour ceux qui ne connaissent point la Mini de l'intérieur, je signale que l'espace était vaste (rien à voir avec la Fiat 500 dont je vous ai conté l'anecdote)...
Le mécano eut le dernier mot :
- Ce n'était pas une panne des sens, se marra-t-il en détachant les mots.
Texte de Nono
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Reportage SUB YU Photos DR et Thierry VASSEUR Remerciements à Benoit LASSERRE |
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 | Lorsque du mobilier scandinave côtoie une table Knoll et un tapis de Max Ernst, le tout éclairé par une lampe PH5 Poul Henningsen, il est fort probable d'être en présence de l'univers de Juliette Aittouarès qui n'aime rien tant que recréer dans sa galerie des espaces de vies en associant des designers et des époques, des couleurs et des matériaux. |
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