
| La prisonnière |
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J'entends la trotteuse du réveil. Une voiture et quelques autres qui passent sur le boulevard. Un robinet qui goutte, des pas feutrés dans le couloir derrière la porte de ma chambre. Une démarche rapide. Une télévision plus loin, au-dessus peut-être. Quoi d'autre à part mon cœur qui bat ? Qui d'autre autour de moi ? L'envie de le retrouver, cet homme qui m'a emportée dans la nuit, cet homme qui m'a donné le goût de sa bouche et de sa peau mélangées.
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Je le laisse venir, se glisser entre mon manteau et ma peau. Il me couvre, il découvre mon corps. Il verse un verre d'eau froide sur mon visage. Noyée je vais saisir dans sa bouche le souffle qui me manque. Je ne veux plus rendre son regard au monde, il m'appartient, rivé dans le mien pour le reste du temps. Je caricature, je deviens animal et entre ses bras défends ce qu'il me reste d'intime. Faussement réticente je rends son désir plus puissant encore. Mes poignets, par la force de mon adversaire amoureux, se retrouvent prisonniers d'un lien qui les entrelace au pied du lit. Je balbutie mais il n'écoute pas, il fait de moi une chose de chair et de cris. Le parcours de ses mains comme un serpent qui sur moi se prélasse m'inquiète. Je veux qu'il me délivre et lui demande par pitié de me laisser là et de partir mais il n'entend pas car son plaisir a obscurci ses perceptions. Il est tout entier dans l'acte qu'il réalise. Sa douceur n'a d'égale que la cruauté qu'il met à regarder dans mes yeux la frayeur et le plaisir qu'il me procure. J'en veux davantage, je n'en veux plus. Je veux qu'il me tue, qu'il pénètre en moi violemment et qu'il n'en ressorte plus. Qu'il en finisse et qu'il soit là comme un geôlier aliénant, qu'il me donne ma pitance et que sa bouche vienne nourrir la mienne sans bienveillance mais avec le désir d'entretenir en moi la vie qu'il souhaite m'arracher. Que l'ambivalence qui nous lie soit le lit de notre passion. Je veux encore qu'il m'embrasse mais il mord et cet instant qu'il prend juste avant de fondre sur moi est comparable à un morceau d'éternité, une suspension, une jouissance à nulle autre pareille. Je reste longtemps là sans sommeil à rêver encore de cet homme qui n'est pas là.
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Texte Lisbeth PATERSON Photo Thierry VASSEUR |
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Sub Yu24/03/2012
 | Vous y trouverez des conseils pour sélectionner les meilleurs partenaires, une évaluation détaillée de tous les endroits où l'on peut avoir des relations coquines et plus de 50 positions inédites imaginées pour pimenter vos journées de labeur ! |
Sub Yu01/02/2012
 | Le peintre et son modèle... Vieille histoire. Non, pas vieille. Toujours neuve parce qu'éternelle. Le modèle arrive. « Entrez ! » Et bientôt : « Entre ! » Existe-t-il une seule autre situation où l'instant soit prolongé avec autant d'art et d'aplomb naturel vers autant d'infini ? Sub specie eternitatis, dirait le Philosophe. |
Jean-Pierre Maurel14/10/2011
 | Il y a peu, un grand (très grand) ami me tend une boîte cartonnée qu'il a découverte dans sa cave, en triant des affaires. La boîte faisait partie d'un lot de divers papiers, dans un carton venu d'ailleurs... ne cherchez pas de code de traçabilité, imaginez... un carton qui passe de main en main, de vide-grenier en marché aux puces, avec sa destination provisoirement finale entre les mains de mon ami. |
Jean-Pierre Maurel et Thierry Vasseur12/06/2011
 | Comme les mots changent ! Pour la génération dont je fais partie, le burlesque, c'était d'une part une catégorie esthétique, d'autre part, une glorieuse période du cinéma américain (Chaplin, Keaton, Harold Lloyd, Langdon, Laurel et Hardy, etc.). |
Olivia Bonnamour21/03/2011
 | Reprenant une ancienne tradition, Sub Yu a commencé avec son numéro 16 la publication en feuilleton d'une histoire d'Olivia Bonnamour, qui mêle sensualité, érotisme et mystère, tout ce qu'on aime ! Ce mois-ci, nous achevons ce récit en offrant à nos lecteurs la quatrième et dernière livraison des aventures de l'héroïne d'Olivia. |
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