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Par Jean-Pierre Maurel le 01/05/2010 | Réagir | Envoyer | Imprimer
La thérapeute, la machine
et le bien-être...
Sub Yu a rencontré une psychothérapeute pas tout à fait comme les autres. Une femme qui, dans le silence et le confort feutré de son cabinet d'Issy-les-Moulineaux, donne énormément de son temps et de son énergie pour le bien-être de ses clients. Une femme qui se fait accompagner, lorsque besoin est, d'une petite machine issue des progrès de la physique du 20ème siècle. Enquête et rencontre...
Mélange de douceur et de force, d'écoute attentive et d'empathie active, Elsa Prohom a fait une partie de ses classes dans un cabinet de chasseur de têtes avant d'évoluer vers le conseil en management, les ressources humaines et les technologies de l'information. Une solide expérience humaine, et le contact avec les innombrables situations de stress que génère la vie moderne, lui ont fait prendre conscience de sa véritable vocation : accompagner autrui et le seconder dans des moments cruciaux de son développement personnel ou de sa vie socioprofessionnelle.

Dès lors, après avoir effectué sa propre analyse, elle s'est formée auprès de différentes obédiences thérapeutiques, tout en refusant de s'inféoder à une seule école.

Elsa Prohom, vous utilisez plusieurs méthodes d'analyse et de soutien auprès de votre clientèle. Pourquoi ce choix hétéroclite ?

Il s'agit plutôt d'éclectisme, en convenant qu'aucune école, aucune théorie, ne détient à elle seule la vérité sur l'homme, sur ce qui le pousse en avant, le fait vivre, mais aussi le trouble, le contraint, l'empêche d'être pleinement. Il s'agit ensuite de reconnaître le fait que chaque être humain est parfaitement unique et original.

Vous voulez dire que telle méthode conviendra à l'un et pas du tout à l'autre ?

Absolument. Voilà pourquoi mes approches peuvent être très différentes selon la personne qui vient me voir. Voilà pourquoi je les combine parfois, dans une approche globale et transversale. La raison est fort simple : on sait aujourd'hui que troubles psychiques, désordres émotionnels et symptômes corporels ont partie étroitement liée. La complexité de ces interactions permanentes en chacun de nous interdit à mes yeux toute méthode d'analyse unique, forcément simpliste.

Alors, quels sont vos « instruments » essentiels ?

En premier lieu, la thérapie comportementale et dialoguée. C'est un peu la base. J'essaie de comprendre comment s'articulent, chez mes clients, les quatre sphères qui structurent toute personnalité : les sphères du réfléchi, du ressenti, du pressenti et du senti. Un dialogue de cet ordre permet déjà d'identifier les refoulements, les dénis, les croyances, les complexes, les projections, les transferts, et de travailler à un recentrement de la personne, à une restauration de l'estime et de la confiance en soi. Vous savez, le premier dialogue qui est souvent « amputé » est celui que l'on est censé entretenir avec soi-même, première voie vers l'autonomie.

Vous venez d'employer des termes, « projection », « transfert », « déni » qui appartiennent aux concepts de la psychanalyse. Quelle est votre position par rapport à cette théorie ?

Elle n'est pas à rejeter, loin de là. Mais je dirai que, dans le foisonnement des écoles psychanalytiques qui ont suivi et « amendé » la tradition purement freudienne, je suis d'obédience jungienne. Il me semble que seul Jung a puissamment contribué à élargir le spectre de la compréhension de notre personnalité profonde, en faisant reculer l'explication par la seule sexualité, au profit de la reconnaissance d'un inconscient familial et collectif qui englobe toutes les dimensions sociales et historiques de l'homme. Un être humain n'est pas « parachuté » sur terre comme s'il venait de nulle part. Ses ramifications, même lointaines, dans le temps et dans l'espace, sont d'une richesse et d'une complexité auxquelles Jung a donné toute la place qu'elles méritent.

Et sur le plan pratique, comment procédez-vous avec celles et ceux qui viennent vous consulter ?

Là encore, si vous avez en tête la pratique psychanalytique, je dirai que mon approche diffère sur deux points essentiels. D'abord, je ne garde pratiquement jamais la personne venue me consulter plus de six mois. Pourquoi ? Parce qu'au-delà, j'estime que cette personne ne veut pas guérir. Elle ne s'implique pas réellement. La longueur des cures psychanalytiques est proprement absurde... et hors de prix ! En revanche, mes séances durent longtemps. Rien à voir avec les vingt ou quarante-cinq minutes des psychanalystes. Je consacre deux heures d'affilée au minimum à la personne qui vient me voir, et il n'est pas rare que je reste en entretien trois ou même quatre heures, avec l'accord de mon client, si cela permet d'avancer mieux et plus vite. C'est parfois le temps qu'il faut pour explorer puis sortir ensemble du labyrinthe d'une vie et d'une personnalité. Vous savez, la pratique thérapeutique est une sorte d'opération à cœur ouvert. Beaucoup de praticiens ouvrent... mais ne recousent pas ! Quant à moi, je ne saurais laisser repartir mon client avec de pareilles blessures...

Et les autres méthodes que vous utilisez ?

L'hypnose douce. L'hypnose profonde, qui rend le consultant inconscient, ne m'intéresse pas. Mais dans cet état d'expansion de conscience où vous met le rêve éveillé, à partir de techniques simples de relaxation et de respiration, en laissant jouer les visualisations créatives et se tisser les associations libres, vous pouvez accomplir un grand chemin émotionnel.

Je pratique également la psychogénéalogie et l'analyse transgénérationnelle, la sexologie, et, de manière plus ciblée, ce que l'on appelle le coaching mental. Principalement destiné aux personnes qui désirent progresser dans leur vie professionnelle.
Et puis il y a la thérapie psychocorporelle. A ce propos, vous n'êtes pas si nombreux, en France, à utiliser une machine qui utilise un système de biofeedback et de bio-résonance électromagnétique. Ce qui frappe d'abord c'est la simplicité... apparente de ce système, compact et parfaitement transportable. Qu'est-ce que c'est ? Comment ça fonctionne ? A quoi ça sert ? Est-ce qu'on ne touche pas là aux limites de la pure explication scientifique ?

Il s'agit du système L.I.F.E. Il est directement issu, d'une part des travaux du physicien Nicolas Tesla, immense génie dont toutes les découvertes n'ont pas encore été exploitées, notamment dans le domaine de l'électromagnétisme, et des découvertes de la physique quantique. On sait que tout objet, quel qu'il soit, possède son propre modèle d'onde, qu'il émet continuellement, et sa propre fréquence de résonance. Les gros objets comme les cellules, les cellules comme les atomes. Le système que j'utilise, au même titre que certains acupuncteurs, ostéopathes ou nutritionnistes, émet et reçoit des ondes.

Son boîtier, relié à mon ordinateur, agit au fond comme une sonde électromagnétique dont les signaux sont décryptés par le logiciel, très finement paramétré pour différents domaines psychophysiques, état des os, des nerfs et des muscles, des organes vitaux, des dents, terrains allergiques, états mentaux et troubles émotionnels, traumatismes divers, etc. Ce qui me frappe, c'est la stupéfaction complète d'un certain nombre de mes clients sur la précision des analyses de l'appareil... Il n'y a pourtant aucun miracle là-dessous. On sait aujourd'hui que l'onde électromagnétique d'une cellule malade n'est pas la même que celle d'une cellule semblable saine ; or, les défauts de la circulation dans le corps des énergies électriques et électrochimiques sont identifiés par cet outil. Un système qui d'ailleurs ne sert à rien si le thérapeute n'est pas là pour s'en servir intelligemment, en comprenant les informations et en les contextualisant. Pour finir, ce système de biorésonance est une aide très puissante à la gestion du stress, à la prévention, et à l'installation d'un équilibre énergétique.

Au fond, par le biofeedback électromagnétique, le boîtier émet et enregistre des signaux, et le logiciel les décrypte grâce à son paramétrage ?

Oui. Les énergies, qu'elles coulent librement ou au contraire qu'elles soient bloquées, reflètent les nombreux systèmes de communication de notre corps/esprit. L'appareil les évalue, renvoie des informations réactives en vue d'une harmonisation. De fait, l'ordinateur teste aussi la réactivité du client à des fréquences précises qui correspondent à une information ou à une substance.

Vous voulez dire que l'ordinateur peut aussi déceler l'effet et la nécessité de telle ou telle substance...

Oui. Vous pouvez non seulement déceler l'impact des conflits psycho-émotionnels mais aussi y remédier en évaluant par exemple l'influence rééquilibrante d'herbes ayurvédiques, de vitamines, d'acides aminés, de dilutions homéopathiques... Lorsqu'on s'en sert bien, le système L.I.F.E. aide puissamment dans ce qui reste mon but unique et ultime : favoriser l'harmonie de la personnalité, restaurer le bien-être.





Cabinet Salvaterre / Elsa Prohom

06 83 26 57 16 / 01 45 29 02 86

8, rue Emile Zola 
92130 Issy-les-Moulineaux

www.salvaterre.com
Propos recueillis par Jean-Pierre MAUREL
Photos Julien PEPY


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