Trouver un logement à Beijing a été plus difficile que prévu, et plus coûteux aussi.
Je recherchais un meublé : 1 chambre, 1 cuisine, 1 salle de bains avec douche. Pas trop ancien. Pas trop sale.
Déjà, louer un appartement pour 6 mois, c'est mission impossible, les propriétaires ne veulent pas. Ils demandent à s'engager sur 1 an, et promettent qu'ils accepteront de résilier au bout de 6 mois si je trouve quelqu'un pour me remplacer. Risqué ! Ensuite, j'ai visité des appartements plutôt grands (ils sont généralement assez grands à Beijing, ce qui est très étonnant), et souvent sales.
Hier soir (donc dimanche 28/03), une agence appelle pour une visite. Il est 21h. Un dimanche ! Oui, les chinois sont fous ! Me voilà donc flanqué de 2 agents immobiliers, en vadrouille dans le quartier de Chaoyang, tout près du parc olympique.
La visite débute à 22h. Je visite un premier appartement qui me plait. Puis un deuxième qui me convient moins. On revient au premier, on discute du prix (¥3 800.00 ou 409.00€ par mois), l'agent appelle la propriétaire... à 23h... un dimanche. Des fous, je vous dis ! Elle est réticente à me le louer pour 6 mois. Je propose donc de payer les frais d'agence à sa place (équivalent à 1 mois de loyer), comme ça, dans 6 mois, elle cherche quelqu'un d'autre et ça ne lui coute pas un rond en mars. Accord conclu !
On fait les papiers... tout en chinois (heureusement, j'avais une traductrice avec moi). Inspection de l'appart, vérification de l'eau, électricité, Tv, internet, chauffage...
Je demande alors comment je dois payer. Et là, arrive la grosse grosse surprise de la soirée (oui, pire que de bosser le dimanche dans la nuit pour des visites) : je dois payer les 6 mois d'un coup et la commission de l'agence... en espèce. Oui, en espèces... ¥26 600.00, soit 2 850.00€ environ. Il est donc près de minuit, on descend tous devant un distributeur, et me voilà en train de faire des retraits, par tranche de ¥2 000.00 (les guichets ne donnent pas plus par retrait). Bien sur, ça a bloqué ma carte au bout d'un moment et ma traductrice est venue à mon secours. Au final, à minuit, je me suis retrouvé avec un paquet de billets dans les mains, en train de me balader dans les rues de Beijing.
Oui, me balader, car la seconde grosse surprise arrive : à 0h15, ce lundi matin, nous sommes allés chez le propriétaire, pour le payer, signer les papiers, obtenir les clés. Avec les 2 agents immobiliers, la traductrice. 0h15 ! Lundi matin ! Sous la neige tombante !
Un vrai film ! Je n'en menais pas large à marcher dans un dédale de rues avec mes billets. Nous sommes arrivés chez le couple de propriétaires, tous les 2 en pyjamas, madame s'est occupée des papiers, à soigneusement recompté mes 266 billets de ¥100 (10.77€).
Nous nous sommes tous quittés vers 1h du matin.
Des fous !
Soirée hallucinante ! Mais j'ai mon appartement, c'est l'essentiel !
23/04/10 : Ma fiancée chinoise...
Je vous présente ma fiancée chinoise.
Ca s'est conclu très rapidement, comme ça, sur la muraille de Chine. Il faut dire qu'elle a insisté pour prendre une photo avec moi. Le flash, le coup de foudre ! Bon, j'ai essayé de lui faire changer d'avis, lui expliquer qu'elle ne pouvait pas quitter son mari et sa province comme cela. Mais rien n'y a fait !
Bref, voici Lily, 1.50 m avec les escarpins, fashion victim, torride et sensuelle ! Les fiançailles sont en préparation... ça cloche juste de mon côté, j'arrive pas à trouver une date dans mon agenda. Quel dommage !!!
26/04/10 : Où il est mon vélo ?
L'image de Beijing avec toute la population à vélo est un peu désuète, mais le vélo reste néanmoins un moyen de transport très utilisé.
Ce week-end, j'ai croisé un parc à vélos... bondé. Franchement, je ne sais pas comment ils font pour retrouver leur vélo, et surtout pour le sortir de cet enchevêtrement de guidons, pédales...
04/05/10 : Motivation des troupes
Il y a un rituel auquel on peut assister de temps à autre en Chine, c'est la séance de motivation des troupes d'un restaurant, d'un magasin... Souvent le matin, mais à d'autres moments aussi, on peut voir l'ensemble des employés se réunir, debout et presque au garde-à-vous, écoutant le manager prodiguer des conseils, des objectifs, sermonner ou féliciter un employé. Cela se finit souvent par un cri collectif des employés ou des applaudissements.
Je vous mets ici une image prise à l'aéroport de Beijing.
Ci-dessous, une vidéo prise ce dimanche, à 11h, devant l'un des restaurants où je me rend assez souvent. J'ai filmé une bonne partie de la scène, notamment la fin qui est la plus intéressante.
Je n'ai pas tellement d'avis sur la pratique. Je pourrais dire que cela me semble un peu étrange et tenir plus de la méthode Coué collective. Mais les rapports hiérarchiques entre les employés et les managers sont très différents de ce que l'on peut connaître chez nous, aussi bien dans le respect que manifeste le salarié que le devoir du manager de transmettre un savoir et faire progresser ses troupes. Je note tout de même que, généralement, de ce que j'ai pu voir, les employés semblent un peu ailleurs lors de ce rituel auquel ils ne peuvent se soustraire.
200 kilomètres au nord du cercle polaire ! Un songe, presque un fantasme que cette situation géographique qui vous propulse directement sur une terre d'aventures pour qui a nourri son imaginaire des récits d'explorateurs tels ceux de Paul-Emile Victor qui ont bercé mon enfance.
Le chantier est toujours là, brut, mais en phase finale. Quelques plafonds de couleurs ponctuent les étages, quelques installations de bois habillent et apportent une présence végétale sinueuse, comme organique.
Troisième visite sur le chantier du futur Hôtel O. Le printemps est venu et l'armature de l'immeuble nous livre toujours sa brutalité, béton et poutres d'acier se disputant l'espace intérieur. La poussière s'accumule dans l'escalier dont les marches de guingois obligent le visiteur à accorder son pas à une vieille histoire.
Troisième visite sur le chantier du futur Hôtel O. Le printemps est venu et l'armature de l'immeuble nous livre toujours sa brutalité, béton et poutres d'acier se disputant l'espace intérieur. La poussière s'accumule dans l'escalier dont les marches de guingois obligent le visiteur à accorder son pas à une vieille histoire.
Trois mois plus tard, qu'est devenu le futur hôtel O ?
Toujours en devenir, toujours sous une poussière blanche et grise qui s'évapore sous nos pas, talc abrasif des ponceuses qui polissent, lissent les murs et les sols.