
| Mémoires vives |
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La caravane des anciens travailleurs de Renault Billancourt Ile Seguin dans la région du SoussTiznit du 5 au 9, Aït Melloul du 13, Ouled Teima du 18 au 19, Agadir du 22 au 27 avril 2009.
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Les anciens travailleurs de l'association ATRIS de Renault-Billancourt ont pris leur baluchon et ils sont partis à la rencontre de leurs collègues de jadis retournés au Maroc. La caravane parcourt la région du Souss dont les villes de Tiznit, Aït Melloul, Ouled Teima et Agadir. A chaque étape, ils montent une exposition itinérante composée d'une soixantaine de photographies de Gérald Bloncourt retraçant l'univers du travail industriel et les mouvements sociaux ainsi que d'une autre soixantaine de photos de portraits réalisées par Yann Maurin-Robin. Ce contexte visuel s'accompagne d'un film documentaire de Medhi Lallaoui intitulé « Retour sur l'île Seguin » dont la projection est toujours suivie d'un débat entre les anciens et le public. A un rythme effréné, la caravane passe d'une ville à l'autre, entre accrochage et décrochage, laissant sur son passage des grands moments d'émotions lors des soirées de vernissage.
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La caravane a comme objectif principal d'aller à la rencontre des anciens de Renault-Billancourt qui sont retournés dans leur pays natal : le Maroc. Certains, nous ont accueillis chez eux avec beaucoup de générosité et d'enthousiasme. Désormais, ils veulent raconter leur histoire individuelle qui est souvent restée en eux sans forcément la dévoiler à leurs enfants dans les moindres détails. Parfois, les témoignages sont assez durs, surtout que la plupart ont usiné aux fonderies dans des conditions horribles avec la chaleur accablante et pesante durant toute la journée. Souvent, avant de travailler à Renault-Billancourt, ils ont fait un passage dans les mines du Nord de la France dans le Pas-de-Calais, ce qui a souvent été vécu comme une expérience douloureuse physiquement, l'un d'entre eux a échappé trois fois à la mort. Renault-Billancourt est souvent dans leur esprit le symbole du droit et de la liberté. Beaucoup sont très nostalgiques de leur période française. La plupart regrette d'être revenu au Maroc. En écoutant ces anciens, ce qui émeut, c'est leur fascination à l'égard de la France qui représente la liberté.
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La caravane a également une fonction pédagogique puisqu'elle invite les classes de tous les niveaux du CP aux étudiants à venir découvrir l'exposition. L'objectif est que les nouvelles générations prennent conscience du destin de certains de leurs membres de la famille qui peuvent être un père, un grand-père. Les hommes et les femmes de toutes les générations confondues sont venus déambuler dans ces salles d'exposition par curiosité ou par fascination. D'ailleurs, Ahmida, avec beaucoup de passion, explique les photos de l'exposition. Cette mission de transmission lui tient très à coeur. Tous sont concentrés et attentifs au discours des membres d'ATRIS qui racontent leur histoire individuelle souvent épique. Les retrouvailles entre ceux restés en France et ceux retournés au Maroc sont toujours d'une densité émotionnelle sans équivoque, de longues discussions s'enchaînent sur leur expérience respective. Le parcours de ces hommes suscite respect et admiration du fait qu'ils représentent le courage d'avoir accepté de travailler dans des conditions très pénibles et de s'être battu corps et âme pour avoir des droits.
A Ait Melloul, l'émotion atteint son paroxysme lorsqu'un fils d'un ancien de Renault-Billancourt traverse à toute allure la salle d'exposition et se précipite sur une photographie dans laquelle il reconnaît son père en train de manifester, au premier plan à droite de l'image. Son père lui a raconté vaguement son expérience chez Renault mais elle reste floue dans son esprit. Il a subi l'absence de son père qui a tout quitté, famille et amis, dans le seul but d'aller travailler en France. Dorénavant, il met une image sur cette absence qui devient subitement davantage présente. Il est aussi fier de constater que son père a lutté afin d'obtenir des meilleures conditions de travail.
Les anciens suscitent un certain engouement voire une fascination puisqu'ils ont vu leur initiative de caravane mémoires vives faire l'objet de reportages avec l'équipe de FR3 dont celui du 13 minutes le dimanche 17 mai 2009. Les usines de Renault-Billancourt représentent un mythe à elles seules. Elles ont été le baromètre des tensions sociales.
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| Texte et photos Laurence BAGOT |
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Jean-Pierre Maurel24/03/2012
 | On aurait aussi bien pu donner à ce reportage un autre titre, par exemple « Voyage dans une carte postale ». Tant il est vrai que tout le monde a été ou ira dans ce petit territoire des Alpes Autrichiennes marqué par tant de clichés. Peu importe : ceux qui savent voir sont capables d'arpenter en ces régions d'autres chemins que les sentiers battus. |
Fanny Lasserre01/02/2012
 | New York, toujours la même, toujours changeante, tel un Léviathan renaît et pose les fondations d'une ville qui à la fois se souvient et n'a de cesse de se tourner vers l'avenir à l'image de Ground Zero d'où s'élèvent deux tours biseautées qui commencent à refléter l'azur. Un sentiment de sérénité aussi comme si l'énergie légendaire de la ville s'était soudain apaisée. |
Diva (G.Didi/T.Vasseur)14/10/2011
 | Le dîner est servi à 15h à bord de l'Airbus A340 de Sri-Lankan Airlines en direction de Colombo au Sri Lanka. Là-bas il est déjà 19h. Un homme d'une soixantaine d'années sourit à notre fils et nous raconte sa fascination pour ce pays. Ce sera son septième voyage car là-bas c'est " le paradis sur terre" et il tient à faire découvrir cela à sa nouvelle compagne. "La gentillesse des gens, il faut voir cela et c'est beau partout ". |
Jean-Pierre Maurel et Thierry Vasseur12/06/2011
 | Parler de voyage à Marrakech : une incongruité, après l'attentat de la place Jemaa-el-Fna ? Non. Il s'agit plutôt d'un refus du chantage terroriste ; de la reconnaissance du caractère exceptionnel de cet attentat dans un pays qui a pris la mesure du printemps arabe et commence son chemin vers plus de démocratie. Ou encore, plus simplement, la volonté de ne pas se laisser dicter sa conduite et ses choix. |
Jean-Pierre Maurel et Thierry Vasseur21/03/2011
 | Lisbonne... l'une des plus belles destinations proches de Paris. Deux heures après le décollage à Orly à bord d'un avion de la TAP, atterrissage en douceur sur la piste de l'aéroport de Lisbonne, à Portela Sacavem... |
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