
| Sabine Pigalle |  | Festins Libertins et autres gourmandises de l'esprit | Sabine Pigalle, née en 1963 vit et travaille à Paris. Après des études en Lettres Modernes à la Sorbonne, elle se dirige vers le monde de la mode et de la beauté. Elle collabore notamment pendant quatre ans avec Helmut Newton. Sa ligne directrice artistique allie l'esthétisme au symbolisme, et fait souvent référence à la peinture maniériste ainsi qu'aux maîtres primitifs flamands. La récurrence du corps blanc dans son travail renvoie à la statuaire antique. Corps que l'on retrouve au cœur de son livre Festins Libertins : « recueil œcuménique de recettes aphrodisiaques pour public averti. » A déguster avec esprit. |  |  Tout commence par une association d'idées entre les aliments et les sentiments dans un premier opus : Toxi Food. « Ce n'est pas un carnet de recettes sympathiques » précise Sabine Pigalle qui ne veut surtout pas omettre ce qui peut exister de négatif dans ces recettes plus amères que douces, un brin cynique parfois : « L'image apparaît comme un panneau de la circulation qui donne des indications, une signalétique pure ». Le Vinaigre de jalousie ou la Fricassée d'avidité sont illustrées par un champignon turgescent ou une botte de radis roses, à chacun d'en déduire ce que l'aliment, son goût et sa forme peuvent apporter à la recette d'un sentiment perverti. | Festins Libertins est le deuxième livre de recettes non comestibles. Et la chair apparaît qui fait corps avec la chère bien évidemment ! L'aliment devient symbole et incarne une idée que Sabine Pigalle développe dans les textes, liste non exhaustive de perversions érotiques qu'elle évoque sans prendre pour autant parti. Objectivité et abstraction pour laisser parler l'imaginaire. Ce qui est écrit développe ce qui est montré, ce qui est photographié évoque ce qui est dit mais Sabine Pigalle reste néanmoins dans une suggestion propre à l'érotisme. Les ingrédients sont à base d'hédoniste, de langoureuse et de tubercules renflés, la préparation requiert de « passer vos préjugés au court-bouillon », de « fourrager la partie charnue du bijou fripon », et le Nota Bene en bas de page vous conseille : « idéale pour des convives revenus des fadeurs de l'amour » ou encore « jouissez de la satisfaction procurée par la réalisation de ce fantasme peu platonique en l'accompagnant d'un blanc bien corsé à boire cul sec. » ! Impossible de réprimer un sourire à ces lectures culinaires singulières qui mettent l'eau à la bouche. |  |  C'est dans le XVIIIe siècle que Sabine Pigalle puise son inspiration : souci de la forme littéraire, corps poudré, chair blanche que vient contrarier la couleur et la rigueur d'un piment, d'une ficelle, d'un citron ou d'une grappe de raisin, non sans faire écho à la douceur aimante d'une chère voluptueuse. Il faut se laisser prendre au jeu des mots, évocateurs de mille douceurs perverses que le Marquis de Sade aurait sûrement appréciées pour l'infortune de Justine, au jeu des images sur lesquelles chacun projettera sa propre folie, son propre désir comme une pincée de sel jetée sur les courbes généreuses d'un rôti. Et lorsque Sabine Pigalle décrit une pratique, elle se place du point de vue du jouisseur, homme, femme, sans distinction ni de sexe ni de préférences sexuelles (la couverture du livre en témoigne avec subtilité !). Tous les goûts sont permis, ce qui est bien normal pour un faux livre de recettes mais vrai recueil de formules fantasmatiques. A nous de laisser notre imagination divertir notre quotient émotionnel et sensuel.  Entre ces deux livres, Sabine Pigalle réalise également Soupers Fins : sept courts-métrages d'une puissance érotique incandescente rehaussés de silence. C'est presque un moment de lecture qui nous est offert. Peu habitués que nous sommes à l'absence de bruit, nous nous trouvons là en présence silencieuse d'une image en mouvement à l'intérieur d'un cadre fixe et d'un texte qui, une fois de plus, vient comme une ponctuation, donner du souffle et apporter de la réflexion entre deux suggestions très finement mise en scènes. « Créer une résonnance entre le texte et la photographie, ça fait partie des axes que je recherche. » Et c'est l'ensemble de son œuvre qu'il faut considérer et dont il faut prendre connaissance pour découvrir l'envers du décor. L'iconographie de Sabine Pigalle est sublime mais parfois les légendes claquent comme des gifles. Tout repose sur l'ambiguïté de l'interprétation et elle en joue avec facétie. Rien n'est jamais dit avec évidence, tout est plus complexe.  |  |  | | | Texte Fanny LASSERRE |
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Thierry Vasseur24/01/2011
 | La beauté m'est toujours apparue comme un défi, et toujours j'ai tenté de m'en approcher et parfois de m'en saisir. Il me semblait qu'elle possédait un mystère dans lequel se trouvait contenue l'énigme même de l'humain. Il permettait d'accéder à une dimension autre, dont nous étions séparés par notre imaginaire et nos fantasmes, à moins que ce soit ceux-ci qui nous la rendent plus accessible. |
Greg Hansen01/12/2010
 | Hugh Marston Hefner est né le 9 avril 1926 à Chicago, d'un père comptable d'origine allemande et d'une mère suédoise. Il reçoit comme son frère une éducation aussi puritaine que méthodiste jusqu'à ce que sa mère Grace Swanson procure à sa progéniture un ouvrage sur l'éducation sexuelle. Hugh n'a que 14 ans. |
Fanny Lasserre01/09/2010
 | Initié à 15 ans à la photographie par une jeune femme fascinante, Dahmane en garde un goût immodéré pour la beauté et pour sa mise à nu hors chambre noire. Avec son livre « Addicted to Nudes », il explore des territoires interdits en délicieuse compagnie. |
Fanny Lasserre / Thierry Vasseur01/05/2010
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Une petite rue tranquille du 9e arrondissement abrite depuis peu une ravissante boutique, toute de noir vêtue, dont la vitrine ne dissimule que partiellement les folies douces qu'on peut y trouver. De quelles folies s'agit-il ? Des caprices sensuels dont le corps raffole et dont l'esprit se délecte à leurs seules évocations. |
Jean-Pierre Maurel01/04/2010
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Les Seychelles... une destination de rêve n'est-ce pas ? Surtout si l'on vous dit, en appuyant les mots de quelque air entendu : « Qu'attends-tu pour y aller ? Il y a de la fesse ! » |
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