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Par Robila Goudjil le 01/03/2010 | Réagir | Envoyer | Imprimer | Nous avons tous des fantasmes, pas vous ?
Sexe machine
Avant de le voir je savais qu'il avait été fait pour moi. Dans sa boîte, très peu servi, hors de prix bien entendu, bien entendu. Je n'ai pas pu résister puis ça faisait tellement longtemps que j'étais seule. Des années peut-être. Je filai tous mes tickets de rationnement au revendeur du marché rouge et je rentrai vite chez moi. Je serrais mon sac comme jamais contre mon flanc, je pouvais sentir sa chaleur ou c'était mon imagination.



En arrivant je passai dans la salle de bain. Le miroir se retourna quand je lui projetai mon visage, mon reflet ne devait pas lui plaire.

En sortant du bain désinfectant il daigna enfin me renvoyer mon image. Ça allait mieux. Mes yeux tremblaient encore. Je pris la boîte. Il était comme je l'avais rêvé parfois, rose, incurvé, doux, tellement doux. Je m'assis sur le lit, et le posai à côté de moi. Je le regardais, je m'étais mise par terre à genoux, et essayais de le voir sous toutes les coutures. Je me déshabillais doucement pour ne pas l'effrayer.

Voudrait-il de moi ?

Je m'allongeai nue sur le lit. Un petit frisson me donna la chair de poule. Il s'alluma. Je rabattis le drap sur moi. Il était dans le noir, contre ma jambe. Je le sentais vibrer doucement. J'étais impressionnée. C'était ma première fois. Ma bouche était sèche, je me passais la langue sur les lèvres pour les humidifier. Il se colla un peu plus fort. Tout chaud. Il descendit le long de ma jambe, et essaya de passer entre mes orteils. C'était assez désagréable comme sensation. Je remuai le pied d'un coup. Il s'arrêta net.

Je l'avais vexé ?

Mes bras étaient le long de mon corps. J'attendais. Je respirais par à coup. Il remonta doucement. Je pris une profonde inspiration. Et je relâchai tout. Mon ventre gargouilla. Il passa par l'intérieur de mes cuisses laissant une légère humidité sur son passage comme des petits baisers mouillés. Ça me faisait froid. Il contourna mon sexe, en passant par mes hanches. J'étais un peu déçue. Ça faisait tellement longtemps. Il s'attarda sur mon nombril. Je ne savais pas si je devais le toucher, si je pouvais.

Ma main se posa sur mon ventre, il passa dessus sans s'arrêter pour remonter jusqu'à mes seins. Il resta là à me les triturer jusqu'à que les pointes soient extrêmement sorties.

Et il descendit comme une flèche, se cogner contre mon clitoris. Il m'arracha un cri de douleur qui se transforma vite en jouissance, il appuyait remontait descendait, il n'était plus tout seul, si mais il se transformait. Il me laissa totalement hors de moi. Sans pénétration. Il se remit contre ma jambe, attendant que je me remette de ma jouissance. Je m'endormis sans le vouloir. À mon réveil, il n'était plus là. Je tâtonnais sous le drap, rien, je le découvris sous le lit. Je le pris doucement et le posai sur la table de chevet, collé contre la fenêtre.

Il était bouillant, il lui fallait du soleil. Je relevai les rideaux, je le vis se dresser sous les rayons qui traversaient la vitre. Il se rechargeait. J'avais fait une bonne affaire. Une très bonne affaire. Je me passais la main sur le visage et restais là à le regarder. Des heures certainement. Je ne me lassais pas. Il allait venir en moi. Je le savais. Il le savait.

Je quittai la pièce. Quand je revins, il était toujours à la même place. Il avait l'air de réfléchir. J'approchai doucement ma main, le caressai tendrement. Il était chaud. Il remonta le long de mon bras et vint se nicher au creux de mon épaule. Il se mit debout, me touchant doucement l'oreille.

Mes genoux commencèrent à trembler, je me collai contre la fenêtre pour prendre appui, il grandit et passa devant ma bouche. Appuyant contre mes lèvres closes qui s'entrouvrirent sous la pression, il resta sur le bord de mes lèvres et je passais ma langue tout autour de lui. Il grandissait encore. Il força un peu le passage et se retrouva presque tout entier dans l'humidité de ma bouche. J'eus un haut-le-coeur. Il se remit sur les bords de mes lèvres, attendant que les papillons qui me chatouillaient le ventre veuillent bien sortir. Ce qu'ils firent dans un bruissement d'ailes incroyablement bruyant.

Il se blottit contre ma nuque, se cachant dans mes cheveux, s'emmêlant dedans. Il descendit le long de ma colonne vertébrale et me poussa sûrement vers le lit. J'y tombai sur le ventre de tout mon long. Il passait et repassait entre ma raie des fesses. Ça avait l'air de lui plaire. Ça me plaisait aussi. Mon bassin suivit le mouvement de bas en haut qu'il m'imposait.

Il se glissait contre mon sexe, et revenait heurter mon cul. Il me pénétra par surprise. Ne bougea plus. Il me remplissait et grossissait sous les muscles de mon sexe qui l'emprisonnait. Je criais de plaisir pendant qu'il me fouillait. Il resta là pendant que je jouissais comme si je n'avais jamais joui. Mais peut-être n'avais-je jamais joui avant. Mon plaisir me laissa totalement à sa merci. Il ressortit gluant après m'avoir injecté sa semence désinfectante. Il tremblait de tout son long.

Je l'observai le souffle court, les yeux mi-clos. Il se redressa une dernière fois et vint se coller contre ma bouche pour me faire boire le liquide jaune qui fera que nous serons liés à jamais. C'était sucré, je le bus avec reconnaissance. Des décharges électriques me traversaient encore le corps. Il se recroquevilla tout contre moi. Des petites bulles sortaient d'entre son trou secret.
Texte Robila GOUDJIL
Photos Gisèle DIDI


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