
| Voyages en mots |
 |
|
Zanzibar a toujours su évoquer, pour bon nombre d'entre nous, le lointain et l'ailleurs. Un ailleurs perdu, un ailleurs sauvage, un ailleurs presque impossible pour le voyageur immobile que nous sommes bien souvent.
Il me reste alors, parfois, ces mots à destinations, ces mots à l'accent qui savent me parler d'une foule vêtue de couleurs criardes, me chuchoter des bruits sourds et me conter les histoires de faune sauvage qui, en un tout mélangé et illogique, se pressent dans mon esprit à leur simple évocation.
|
 |
|
Je vois par ces mots des lagunes entourées de pins, des pierres aux noms imprononçables et les traces de pas d'oiseaux sur une plage qui semblent se poser à peine sur un bleu clair d'eau. Alors Magellan, son détroit, ses pingouins, ses fleurs fuchsia et son nuage sont comme les points d'un lointain horizon face au navigateur et deviennent mes repères. Je me proclame Roi de Gibraltar, esclave nègre à Tombouctou, je passe le Cap Horn, Naru, Palau et les Mariannes ; les alizés, le Shamal et le Foehn transportent les mots des vieux aux yeux clairs et leurs légendes qui font pleurer depuis 1000 ans. Je mange les crevettes rouges de Kribi face aux chutes de la Lobé, je me pose sur les îles Bocas del Toros ou de Yap, les jours sans nuit, les nuits froides du désert.
Je grave à même l'écorce large d'un Kakopié posté face à un Araucaria du Chili le désespoir des singes, ces premiers vers de Baudelaire :
|
|
Pour l'enfant, amoureux de cartes et d'estampes, L'univers est égal à son vaste appétit. Ah ! Que le monde est grand à la clarté des lampes ! Aux yeux du souvenir que le monde est petit !
|
|
Comme disait le vieil Indien rencontré dans un ailleurs pas si loin, c'est un beau jour pour mourir et la terre fera le reste.
|
Texte Sébastien RIPARI Photo DIVA (DIDI/VASSEUR) |
|
|
| | |
|
Michel Freret01/02/2012
 | Cette seconde semaine du mois de septembre 2011 avait pourtant bien commencé. Le lundi 5, un charmant couple Japonais entre deux âges était venu acquérir une magnifique Ebel Beluga Tonneau sertie de diamants très blancs et très purs, et le mercredi 7, un Brésilien à peine quadragénaire, sympathique et volubile, avait craqué pour une Vulcain « Obama », la « Montre du Président ! |
Fanny Lasserre14/10/2011
 | Une fois par semaine, je me rends dans un hôpital parisien et je revêts ma blouse qui n'est ni blanche, réservée au personnel soignant, ni bleue, réservée aux chirurgiens, mais rose fuchsia, récemment redessinée par Agatha Ruiz de la Prada. |
Michel Freret12/06/2011
 | Pourquoi cet article qui - me direz-vous - sort de mes attributions ou sujets habituels, beaucoup plus légers ou futiles ? Première raison, il y a quelques mois, une cliente est passée me voir à ma boutique parisienne. Elle s'impliquait beaucoup dans la lutte contre cette maladie, au sein d'une association qu'elle souhaitait mieux faire connaître, l'Association Répit France |
Jola Balcer et Julien Pepy21/03/2011
 | Je pars en Pologne avec mes préjugés de Français sur ce pays : le froid, la grisaille, la vodka, le fameux plombier polonais et le peu de connaissances culturelles que j'en ai : un pays de l'ancien bloc soviétique, Jean-Paul II, Chopin, Lech Walesa... |
Olivia Bonnamour24/01/2011
 | Aujourd'hui Françoise est âgée de 53 ans, elle est directrice générale d'une PME depuis quinze ans et gagne 4000€ par mois. Au travers de l'immense baie vitrée du bureau spacieux qu'elle occupe, elle contemple le paysage de la zone urbaine d'un air oisif. |
|
|
| | |
|
|
|
|